Un suspect incarcéré pour une dizaine de départs de feu
Il «est soupçonné d'être à l'origine d'une dizaine de mises à feu», a déclaré le colonel Grégory Goumain, commandant de la gendarmerie du Var, lors d'une conférence de presse à Pontevès d'où sont dirigées les opérations de lutte contre le sinistre en cours.
Si «la piste volontaire est écartée pour l'incendie principal», qui dévore depuis le 21 juillet le massif du Gros Bessillon, l'homme est «soupçonné d'être à l'origine d'une reprise de feu au sud» du brasier, a-t-il ajouté.
Il est poursuivi pour des départs de feu commis entre le 19 et le 24 juillet sur les communes de Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy, qui ont «entraîné la destruction de plusieurs hectares de maquis et de forêt», selon un communiqué des gendarmes.
Le feu attire les incendiaires
Cet homme de 23 ans, sans emploi, s'était installé dans la région depuis un mois et ne présentait pas d'antécédent judiciaire lié à ce type de fait, a encore précisé Grégory Goumain.
Arrêté à son domicile grâce à des renseignements et à lexploitation d'images de vidéoprotection, le mis en cause a été placé en garde en vue samedi puis «mis en examen du chef de destruction par incendie de bois, forêts, landes, maquis ou plantations appartenant à autrui, ayant créé un dommage irréversible à l'environnement», selon le communiqué des gendarmes. Incarcéré, il sera soumis à un examen psychiatrique.
Dimanche soir, le préfet du Var avait dénoncé plusieurs nouveaux départs de feu volontaires à proximité de ce gros incendie, qualifiant les actes d'«inadmissibles». «Quand on a un gros feu, cela attire les incendiaires qui ont tendance à vouloir faire intervenir les pompiers en dehors de leur zone et sur d'autres secteurs», a regretté Grégory Goumain.
Au huitième jour d'intervention de plus d'un millier de sapeurs-pompiers, l'incendie du Gros Bessillon reste actif et n'est pas encore «fixé». Il a parcouru quelque 4500 hectares et entraîné plusieurs centaines d'évacuations dans les villages environnants.
Alors que la France est confrontée à des incendies d'une ampleur historique cet été, 162 interpellations ont eu lieu depuis le 6 juillet, avait indiqué récemment le Premier ministre, Sébastien Lecornu, assurant que les incendiaires «seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice». (sda/ats/afp)
