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Venezuela: le témoignage d’un ex-prisonnier

Venezuela: le témoignage d’un ex-prisonnier

Libéré après deux ans de détention, l’opposant Juan Freites affirme avoir «connu le monstre de l’intérieur» et appelle à la libération de tous les prisonniers politiques.
01.03.2026, 10:2701.03.2026, 10:27
Opposition figure Juan Freites, center, stands with relatives of people they consider political prisoners, after his release from El Helicoide, an intelligence headquarters and detention center, in Ca ...
Juan FreitesKeystone

«Liberté! Liberté!», ont scandé samedi quelque 150 personnes devant l'église San Sebastian de Maiquetia, près de Caracas, après une messe en l'honneur des détenus politiques de la région libérés, dont Juan Freites, chef régional du parti de la Nobel de la Paix Maria Corina Machado.

«Ces deux années (de prison) m'ont servi, à titre personnel, à réaffirmer mon engagement (...) J'ai connu le monstre de l'intérieur, c'est le moment de désarticuler ce monstre.»

L'opposant, qui fêtera ses 35 ans dimanche prochain, fait partie des quelque 500 prisonniers sortis de prison après l'intervention américaine et la capture du président Nicolas Maduro début janvier.

Arrêté le 23 janvier 2024, Juan Freites, figure montante de la politique, responsable pour l'Etat de Vargas du parti Vente de la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, a été libéré la semaine dernière.

«Il reste encore beaucoup de prisonniers politiques. Nous devons élever la voix pour ceux qui sont encore détenus. La lutte n'est pas terminée.»

Selon lui, «il ne manque qu'un petit pas pour (...) réaliser l'objectif, qui est la liberté du Venezuela. Et cette liberté commencera évidemment lorsqu'ils libéreront tous les prisonniers politiques, que nos frères en exil rentreront, et que nous pourrons avancer vers une phase définitive de transition».

«Ce qui s'est vu (dans l'église) est la preuve que le Venezuela a changé, que nous, les Vénézuéliens, voulons nous retrouver dans une étreinte pour laisser derrière nous ces 27 années terribles de notre histoire (arrivée du feu président Hugo Chavez au pouvoir).»

Six autres ex-détenus ont assisté à la messe. Parmi eux, Gabriel Gonzalez, 30 ans, membre de l'équipe de communication du parti Vente, et arrêté après un meeting du candidat de l'opposition Edmundo Gonzalez Urrutia avant la présidentielle 2024.

«Ces actes (réception) te font ressentir, que tout ce combat en a valu la peine. Nous, les jeunes, nous disons toujours que nous sommes cette génération qui ne connaît pas la liberté, parce que nous avons grandi sous ce régime... Mais qui malgré tout a donné jusqu'à la vie ou sa liberté.»

Le pouvoir a promis le 8 janvier des libérations massives et promulgué le 19 février une loi d'amnistie. Environ 500 détenus restent encore derrière les barreaux, selon l'ONG Foro Penal. (dal/ats/afp)

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