Le Royaume-Uni promet de «défendre l'intérêt national» contre Trump
Le nouveau premier ministre britannique Andy Burnham a assuré qu'il n'hésiterait pas à exprimer d'éventuels désaccords avec Donald Trump afin de «défendre l'intérêt national» du Royaume-Uni. Il a refusé de dire s'il faisait confiance au président américain.
Arrivé au pouvoir lundi après avoir succédé à Keir Starmer à la tête du Labour, le chef du gouvernement travailliste a affirmé dans un entretien à la BBC:
Andy Burnham s'est entretenu avec le président américain dès son premier jour à Downing Street:
La confiance reste à voir
Pressé à deux reprises de dire s'il faisait confiance à Donald Trump, il a répondu : «le monde évolue... et il faut évidemment s'adapter à l'évolution de la situation. Je ne peux à aucun moment affirmer que je ne serai pas d'un avis différent du sien ou que je n'aurai jamais besoin de défendre une idée différente, plus pertinente pour le Royaume-Uni. Et je le ferai».
En tant que premier ministre, «vous devez défendre votre propre intérêt national avant tout autre chose», a insisté Andy Burnham (56 ans) arrivé à Downing Street après avoir passé près de dix ans à la tête de l'agglomération de Manchester.
Trump soutient Burnham
Après leur échange téléphonique, Donald Trump avait affirmé sur sa plateforme Truth Social que le nouveau chef du gouvernement avait «beaucoup de travail qui l'attend, mais (qu')il sera capable de le faire». Et il a assuré que son pays sera «là pour aider».
Le président américain n'avait pas hésité à critiquer Keir Starmer, en particulier après que l'ex-premier ministre britannique eut refusé de soutenir pleinement les frappes israélo-américaines contre l'Iran.
Dans un entretien distinct dimanche, le nouveau ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, a lui aussi refusé de dire qu'il faisait confiance à Donald Trump. Il a subtilement indiqué à la chaîne Sky News:
(btr/ats)
