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Journalistes traqués pour avoir voulu enquêter autour du Covid

Des journalistes manifestent devant le ministère de la Santé.
Des journalistes manifestent devant le ministère de la Santé.keystone/shutterstock

Journalistes traqués et torturés pour avoir voulu enquêter autour du Covid

Au Bangladesh, 12 journalistes ont été inculpés par les autorités parce qu’ils enquêtaient sur la pandémie. L’une d’entre eux risque la peine de mort. En Iran, une reporter s’est fait casser un doigt par l’équipe de sécurité d’un centre vaccinal. Les temps sont durs pour le quatrième pouvoir.
20.05.2021, 13:0120.05.2021, 14:35
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La liberté de la presse est malmenée depuis le début de la pandémie de Covid, un peu partout dans le monde.

Au Bangladesh, des journalistes ont formé une chaîne humaine devant les bureaux du ministère de la Santé, dont ils boycottent, désormais, les conférences de presse, en soutien avec la journaliste d’investigation Rozina Islam. Celle-ci a été arrêtée par la police pour s'être procuré des documents gouvernementaux concernant la crise sanitaire, rapporte Vice.

La journaliste de 42 ans, qui travaille pour Prothom Alo, l'un des médias les plus importants du pays, aurait pris en photo des rapports ministériels relatifs aux négociations autour des vaccins. Puis serait parvenue à les extraire du ministère en les cachant dans ses vêtements. Elle risque la peine de mort.

Selon les collègues et les membres de la famille de Rozina Islam, celle-ci aurait été détenue au ministère de la santé pendant 5 heures, où elle aurait été harcelée physiquement et mentalement.

Le ministre de la santé en personne a réagi à ces allégations, affirmant:

«Je ne sais pas si elle a été torturée. Il s’agissait de secrets d’Etat. Elle a fait le mauvais choix»
Zahid Maleque, ministre de la santé

Depuis le début de la crise sanitaire, au moins douze journalistes et bloggeurs ont été inculpés par la police pour avoir essayé d’enquêter sur le sujet, selon Reporters sans frontières. Human Rights Watch a également constaté qu'au moins 247 journalistes ont été agressés, harcelés et intimidés par des agents de l'État et des personnes affiliées au gouvernement en 2020.

Doigt cassé

En Iran, une journaliste a été attaquée et s’est fait casser le doigt par les services de sécurité d’un centre de vaccination de Téhéran, après avoir refusé d’effacer des interviews qu’elle venait de réaliser, selon Irannewswire.

Reporters sans frontières a récemment établi que l'Iran figurait dans la liste des 20 pires prédateurs numériques de la liberté de la presse en 2020, qui comprend des entreprises et des agences gouvernementales utilisant la technologie numérique pour espionner et harceler des journalistes et ainsi mettre en péril la liberté d'accès aux informations.

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