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Annalena Baerbock, la cheffe de la Diplomatie de l'Allemagne qui assure la présidence du G7 cette année.
Annalena Baerbock, la cheffe de la Diplomatie de l'Allemagne qui assure la présidence du G7 cette année. Image: sda

Le G7 «ne reconnaîtra jamais les frontières» que la Russie veut changer

A l'issue d'une réunion de trois jours en Allemagne, les pays du G7 ont pris position sur la guerre en Ukraine. Ils affirment ne pas reconnaître les frontières que la Russie veut modifier par son invasion.
14.05.2022, 14:3516.05.2022, 07:23

Le G7 ne «reconnaîtra jamais» les frontières que la Russie veut imposer par la force avec sa guerre en Ukraine, ont affirmé samedi les ministres des Affaires étrangères du groupe des sept grandes puissances.

Pas de reconnaissance de nouvelles frontières

«Nous ne reconnaîtrons jamais les frontières que la Russie a essayé de changer par son intervention militaire», indiquent les chefs de la diplomatie dans une déclaration diffusée à l'issue d'une réunion de trois jours à Wangels, au nord de l'Allemagne. Et de préciser que:

«Nous maintiendrons notre engagement à soutenir la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, y compris la Crimée»

La cheffe de la Diplomatie allemande Annalena Baerbock, dont le pays assure la présidence du G7 cette année, a insisté sur le fait qu'il revenait à l'Ukraine «de décider elle-même», «car c'est son territoire». Lors d'une conférence de presse clôturant la réunion, elle a ajouté que:

«Nous soutiendrons les mesures que prendra l'Ukraine afin de garantir la liberté et la paix dans le pays»

Appel au Bélarus à ne pas «faciliter» la guerre

Ces déclarations interviennent alors que des combats particulièrement violents sévissent dans le Donbass. Cette région est en partie contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses. Moscou s'y concentre depuis des semaines sans faire d'avancées significatives.

Les ministres ont réitéré leur demande à la Russie de:

«Mettre fin à la guerre qu'elle a commencée sans provocation (de la part de l'Ukraine) et à la souffrance tragique et les pertes en vies humaines qu'elle continue de provoquer.»

Ils ont de nouveau appelé le Bélarus «à cesser de faciliter l'intervention de la Russie et à respecter ses engagements internationaux».

Exhortation à la Chine à «ne pas saper» les mesures

Les sept pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, et Royaume-Uni) ont par ailleurs condamné «les menaces irresponsables d'utilisation d'armes chimiques, biologiques ou nucléaires» proférées par le président russe Vladimir Poutine.

Ils ont promis samedi «d'élargir les sanctions» économiques visant Moscou pour son invasion de l'Ukraine à «des secteurs dont la Russie est particulièrement dépendante», tout en exhortant la Chine à «ne pas saper» ces mesures.

«Nous appelons la Chine à ne pas aider la Russie dans sa guerre d'agression contre l'Ukraine, à ne pas saper les sanctions imposées à la Russie pour son attaque contre la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, à ne pas justifier l'action de la Russie en Ukraine et à renoncer à s'engager dans la manipulation de l'information, la désinformation et d'autres moyens pour légitimer la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine.»
Communiqué final du G7

(sas/ats)

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