Stéphane Plaza de nouveau face à la justice
Le procès en appel de l'agent immobilier et ex-animateur de télévision Stéphane Plaza, condamné en février 2025 à un an de prison avec sursis pour violences conjugales, s'ouvre vendredi après-midi à Paris. L'ancien animateur vedette de M6, dont les émissions ont été déprogrammées dans la foulée de sa condamnation, a été reconnu coupable en première instance de violences physiques et psychologiques commises entre 2018 et 2022 sur l'une de ses anciennes compagnes, condamnation dont il a fait appel.
«C'est compliqué pour notre cliente, une nouvelle fois, de faire face à Plaza, mais elle espère que les débats seront plus sobres que ce qu'elle a eus à subir au tribunal»", ont déclaré à l'AFP Mes Benjamin Chouai et Lisa Gordet, les avocats d'Amandine, l'une des deux plaignantes. Stéphane Plaza, 56 ans, avait en revanche été relaxé des faits de violences psychologiques concernant une seconde femme, Paola, le tribunal correctionnel estimant, sans «remettre en cause sa parole», que les violences reprochées reposaient majoritairement «sur ses déclarations».
Une plainte de l'animateur à son encontre pour cyberharcèlement, initialement classée sans suite, sera versée aux débats du procès en appel, selon une source proche du dossier. Stéphane Plaza et ses avocats avaient accusé le parquet de Paris d'avoir «truqué» le procès pour «obtenir» sa condamnation en classant cette plainte visant trois anciennes compagnes, dont Paola.
L'enquête «est en cours» et «les faits de cyberharcèlement sont très postérieurs et indépendants des faits de violences qui sont débattus», a réagi Me Clotilde Lepetit, l'avocate de Paola, qui espère cette fois-ci «un peu de sérénité dans les débats». Les avocats de Stéphane Plaza, Mes Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, n'ont pas souhaité faire de déclaration avant le début des débats, répartis sur trois jours jusqu'au 1er juillet.
Perte de «réputation»
L'image et la marque de l'animateur, propulsé en 2006 à la tête de l'émission Recherche appartement ou maison ou encore Chasseurs d'appart (2015), ont été durablement ternies depuis sa condamnation. En mai 2025, il a également dû s'acquitter d'une amende de 3000 euros pour usage de stupéfiants après vingt-quatre heures de garde à vue.
Le groupe Stéphane Plaza France a d'autre part dû indemniser en décembre une agence franchisée pour «perte de réputation de la marque» causée par sa condamnation. Les révélations de témoignages d'anciennes compagnes sur Mediapart en septembre 2023 suivies du procès ont provoqué une «perte d'attractivité» et de «réputation», selon le tribunal des affaires économiques.
Les agences du réseau peuvent désormais choisir de changer de nom pour une nouvelle marque, «Sixième Avenue». (jzs/afp)
