La France ouvre une enquête sur les fausses alertes à la bombe
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les fausses alertes à la bombe ayant visé des avions survolant le territoire français. Les autorités ont expliqué:
Quatre nouvelles alertes recensées vendredi
Jeudi, un avion d'Aer Lingus avait été dérouté à Evreux après une alerte à la bombe. Le cabinet du premier ministre avait fait état vendredi de quatre nouvelles alertes émises sur des avions survolant le territoire français et sur lesquels les services de déminage ont procédé aux inspections de sécurité. Trois de ces appareils ont atterri à Orly, le quatrième à Bordeaux, tous sans encombre. Matignon avait indiqué:
Des dizaines de vols commerciaux ont fait l'objet d'alertes à la bombe depuis le début de la semaine en Europe. Des avions ont dû être déroutés, escortés par des chasseurs, évacués ou fouillés, à chaque fois sans découvrir de bombes.
Plusieurs médias aussi touchés
Des médias irlandais, britanniques et français, dont Sky News et TF1, ont aussi reçu des alertes à la bombe. Le gouvernement irlandais a dénoncé vendredi une «probable campagne coordonnée visant à engendrer des perturbations». Cette série de fausses alertes, difficiles à attribuer, a pour conséquence de mobiliser les services de sécurité et de semer la peur à moindre coût, soulignent les experts.
Des revendications envoyées jeudi aux aéroports de Rome et de Sofia émanaient des «combattants de l'Etat masculin», semblant renvoyer au nom d'un mouvement ultranationaliste russe, mais son chef a démenti toute implication.
Les responsables européens dénoncent depuis des mois l'accroissement des opérations de déstabilisation, conduites au profit de la Russie, pour peser sur le soutien européen à l'Ukraine, ou de l'Iran, qu'il s'agisse de campagne de désinformation, de sabotage, cyberattaque, attentat, ou autre. Les services de renseignement anticipent depuis plusieurs semaines un durcissement de ces campagnes. (btr/ats)
