Le PKK rend les armes. Il l'a annoncé samedi dans un communiqué:
Son message a été relayé par l'agence ANF, proche du parti armé.
«Nous sommes d'accord avec le contenu de l'appel tel qu'il est, et nous déclarons que nous le respecterons et le mettrons en oeuvre» précise encore le PKK en lettres majuscules dans un long texte rédigé en turc.
Le PKK réclame la liberté pour son fondateur, âgé de 75 ans, condamné à vie et emprisonné depuis 26 ans sur une ile au large d'Istanbul. Il a appelé jeudi le mouvement à se dissoudre et à déposer les armes, après quatre décennies de combat qui ont fait au moins 40 000 morts.
«Le dirigeant Abdullah Öcalan doit pouvoir vivre et travailler en toute liberté physique et établir des relations sans entrave avec qui il veut, y compris ses amis», réclame le PKK. Il appelle Öcalan à diriger en personne le congrès du Parti qui procèdera à sa dissolution:
Le PKK conclut, de nouveau en lettres capitales, en affirmant que «L'APPEL N'EST PAS UNE FIN, MAIS UN NOUVEAU DÉPART».
Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait initié le dialogue avec le fondateur du PKK. Il avait qualifié vendredi l'appel lancé par ce dernier «d'opportunité historique».
«Nous avons une opportunité historique d'avancer vers l'objectif de détruire le mur de la terreur», avait déclaré le chef de l'Etat turc, promettant de «veiller de près à ce que le processus engagé soit mené à bien».
A l'issue de quatre mois de dialogue conduit par le principal parti prokurde DEM, Öcalan a lancé un appel pour «la paix et une société démocratique»: dans son message, lu jeudi à Istanbul, il ordonnait au PKK de «déposer les armes» et de «se dissoudre», estimant que l'époque qui prévalait lorsqu'il a décrété la lutte armée, en 1984, était révolue et affirmant «assumer la responsabilité historique de cet appel». (ats/vz)