Les Britanniques auront de nouveau droit à ce privilège perdu il y a 6 ans
Erasmus était devenu un vieux souvenir. Les Britanniques avaient quitté ce programme en décembre 2020, au moment de la sortie de leur pays de l'Union européenne. Mercredi a été signé un texte qui acte la réintégration en 2027 de Londres dans le programme européen d'échanges universitaires Erasmus, six ans après le Brexit.
Le gouvernement britannique indique que «plus de 100 000 personnes» devraient bénéficier de ce programme phare de l'UE dès la première année.
Parmi eux, des étudiants mais aussi «des apprentis effectuant des stages dans de grandes entreprises européennes, des groupes scolaires participant à des échanges culturels et des organisations collaborant à de nouvelles initiatives transfrontalières», précise-t-il dans un communiqué.
Il souligne avoir obtenu une «réduction de 30%» de la participation qu'il doit payer pour faire partie du projet en tant que pays non membre de l'UE.
Cet accord, qui avait été annoncé en décembre, s'inscrit dans le cadre de la relance des relations avec l'UE entreprise par le premier ministre travailliste Keir Starmer depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024. Ce «reset» intervient après des années de tensions entre les 27 et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit.
Le premier ministre a récemment souligné l'importance de resserrer les liens avec l'UE, sur fond de répercussions économiques négatives de la guerre au Moyen-Orient et de tensions avec Washington.
«Relation positive»
«C'est à cela que ressemble concrètement une relation positive entre le Royaume-Uni et l'Union européenne», a loué Nick Thomas-Symonds, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec l'UE, qui voit dans ce projet une manière d'offrir «le meilleur» aux jeunes Britanniques.
Même tonalité pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a loué «le renforcement» des liens éducatifs entre l'Europe et Londres.
Erasmus permet aux étudiants d'étudier à l'étranger dans des universités et établissements d'enseignement supérieur partenaires, en offrant des bourses destinées à couvrir leurs frais.
Les étudiants participants paient généralement leurs frais d'inscription à leur établissement d'origine, les coûts supplémentaires étant pris en charge par l'Union européenne, via des fonds publics. (sda/ats/afp)
