Une orang-outan et son bébé sont sauvés d’un piège à sanglier
Des agents de protection de la nature indonésiens ont secouru une orang-outan prise au piège dans une corde ainsi que son petit sur l'île de Bornéo, où ces animaux en danger critique d'extinction sont menacés par les pièges à sangliers et les feux de forêt, a déclaré dimanche un responsable.
La femelle orang-outan, baptisée Gadis, âgée d'environ 25 ans, et son fils Garis, âgé de 10 mois, ont été retrouvés vendredi matin pris au piège, près d'un village de la province du Kalimantan central, dans la partie indonésienne de Bornéo.
«Gadis a été retrouvée avec des cordes attachées à la partie supérieure de son bras droit et à la partie inférieure de son bras gauche; ses blessures étaient graves car les cordes s'étaient profondément enfoncées dans sa chair», a déclaré dimanche par téléphone à l'AFP Muriansyah, un responsable local de la protection de la nature.
«Il semblait que les cordes avaient été installées pour servir de piège à sanglier», a ajouté Muriansyah, qui, comme beaucoup d'Indonésiens, n'a qu'un seul nom.
La chasse au sanglier à l'aide de collets est légale et courante dans certaines régions d'Indonésie, où elle est utilisée comme mesure de lutte contre les nuisibles pour protéger les cultures, mais elle est illégale à l'intérieur des forêts protégées ou des parcs nationaux.
Les autorités ont maintes fois mis en garde contre le fait que cette pratique peut piéger des ours malais ou des orangs-outans, espèces menacées d'extinction.
Deux fois moins
Des dizaines d'orangs-outans ont également été sauvés ces dernières semaines des incendies de forêt qui font rage à travers l'Indonésie et qui ont recouvert la région d'Asie du Sud-Est d'un brouillard toxique.
Les orangs-outans sont en danger critique d'extinction et il n'en reste qu'environ 120 000 à l'état sauvage à Bornéo et à Sumatra, soit environ la moitié du nombre recensé il y a un siècle, selon l'organisation de protection de la nature WWF.
Le mois dernier, l'Union internationale pour la conservation de la nature a indiqué que des incendies ravageaient des habitats abritant 52 % de la population d'orangs-outans de Bornéo. (tib/ats)
