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Protection des animaux: voici ce qui distingue la Suisse de l'UE

Ferkel auf dem Hof von Andreas Hirschi, fotografiert am Montag, 31. Maerz 2025 in Madiswil. (KEYSTONE/Christian Beutler)
Une truie et cinq porcelets dans une ferme à Madiswil (BE).Image: KEYSTONE

Protection des animaux: voici ce qui distingue la Suisse de l'UE

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A l'international, on considère la Suisse comme une pionnière en matière de protection des animaux. Mais en quoi sa législation change-t-elle réellement de celle de l'UE? Les espaces minimaux autorisés, les normes pour le transport et les limites de cheptel révèlent des différences notables, mais aussi des limites claires.
09.02.2026, 10:50

En matière de protection des animaux, la comparaison des législations entre les pays n'a rien d'aisé. Il existe en effet une multitude quasi inextricable de prescriptions et de réglementations différentes. Il est donc pratiquement impossible d'établir une comparaison uniforme entre tous les pays et toutes les régions.

L'indice de l'ONG World Animal Protection donne toutefois un aperçu de la question pour la Suisse et certains pays de l'Union européenne. Il classe la politique et la législation de 50 Etats.

La Suisse très bien classée

Ceux-ci sont évalués à l'aide de dix indicateurs couvrant différentes catégories (élevage, captivité, animaux de compagnie, animaux de trait et de loisirs, recherche scientifique, animaux sauvages).

Chaque pays reçoit une note comprise entre A (note maximale) et G (note minimale) pour chaque indicateur, ainsi qu'une note globale.

La Suisse décroche un B, la meilleure note du peloton, tout comme l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Suède, les Pays-Bas et le Danemark. Nos voisins, l'Allemagne, la France et l'Italie, suivent avec la note C. L'Azerbaïdjan, l'Iran et le Vietnam terminent tout en bas du classement.

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Une stricte loi suisse sur la protection des animaux

En Suisse, la loi sur la protection des animaux régit la protection de la dignité et du bien-être de tous les vertébrés et de certains invertébrés. Elle interdit de causer sans raison des douleurs, des souffrances ou des dommages aux animaux, exige la prise en compte de leurs besoins et contient des interdictions spécifiques, par exemple en matière d'élevage.

Le premier texte suisse à ce sujet est entré en vigueur en 1981. La version de 2005, complétée par l'ordonnance sur la protection des animaux de 2008, contient des dispositions spécifiques visant principalement à protéger les animaux de rente.

En examinant ces réglementations de plus près, on constate rapidement que les prescriptions suisses en matière de protection des animaux sont, dans de nombreux domaines, plus strictes et plus détaillées que les normes minimales fixées par les directives européennes, par exemple. En Suisse, les animaux ont également souvent plus d'espace pour se déplacer que le minimum requis.

Mais la législation suisse ne chouchoute pas non plus les animaux de rente. Dans une exploitation conventionnelle, un porc d'engraissement d'une centaine de kilos ne dispose que de 0,9 mètre carré. En comparaison, un porc d'une ferme biologique dispose d'une plus grande liberté de mouvement. Il vit sur 1,65 mètre carré et peut sortir quotidiennement à l'air libre.

De fortes disparités entre la Suisse et l'UE

Dans l'UE, les animaux disposent d'encore moins d'espace pour se coucher: 0,75 mètre carré dans une exploitation conventionnelle, 1,3 mètre carré plus un espace extérieur dans une exploitation bio.

En Suisse, les bovins doivent disposer d'au minimum 1,8 mètre carré. Les animaux en bio ont, quant à eux, plus du double et peuvent en outre paître dans les pâturages.

L'UE n'encadre pas l'élevage bovin dans les exploitations conventionnelles. Et dans une exploitation bio, l'espace minimum alloué à un bovin de moins de 200 kilos reste plutôt restreint: 2,5 mètres carrés et un accès à l'extérieur.

En Suisse, une poule pondeuse ordinaire ne dispose que de 0,14 mètre carré. Cela signifie qu'il peut y en avoir jusqu'à sept sur un seul mètre carré. Dans une exploitation bio, elles sont cinq au maximum, et bénéficient d'un espace extérieur supplémentaire.

Dans l'UE, on compte neuf oiseaux au mètre carré. Ils disposent donc d'une surface grande comme deux feuilles A4. Alors que l'élevage en cage des pondeuses est interdit en Suisse, les cages «aménagées» sont actuellement encore autorisées chez nos voisins. A partir de 2027, une nouvelle législation devrait toutefois mettre fin à cette pratique.

La taille maximale autorisée du cheptel

Contrairement à l'UE, où il n'existe aucune restriction concernant les cheptels d'animaux de rente, la Suisse a fixé des limites strictes pour la production de viande et d'œufs dans son ordonnance. Une exploitation peut ainsi détenir jusqu'à 18 000 poules pondeuses ou poulets d'engraissement. Pour les porcs, la limite est fixée à 1500 adultes, et à 300 animaux pour les veaux d'engraissement.

En Europe, on observe d'autres ordres de grandeur: les exploitations peuvent compter entre 50 000 et 100 000 poulets, et même pour les œufs bio, on trouve souvent entre 30 000 et 40 000 bêtes par ferme. Les plus grandes exploitations d'engraissement de porcs sont allemandes et on y recense plusieurs dizaines de milliers d'individus.

Les normes pour le transport

En Suisse, on peut transporter des animaux pendant maximum 6 heures (temps de trajet) ou 8 heures (temps de transport total). Dans l'UE, les porcs peuvent être transportés jusqu'à 24 heures d'affilée, à condition d'avoir de l'eau potable. Pour les poulets, cette durée est limitée à 12 heures.

En Europe toujours, les bovins peuvent voyager pendant 14 heures, puis pendant 14 autres heures s'ils ont eu une pause d'une heure pour se reposer et s'abreuver. On peut répéter ces étapes autant de fois que souhaité, à condition de décharger, nourrir et abreuver les bêtes pendant 24 heures dans un centre de contrôle agréé.

En revanche, il n'existe que des différences minimes en matière d'abattage des animaux. Dans l'UE, il est notamment possible, moyennant une dérogation, d'abattre des animaux sans anesthésie. En Suisse, cela est interdit.

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(Traduit et adapté par Valentine Zenker)

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