Italie: 7 interdictions à connaître pour éviter une grosse amende
Ces dernières décennies, l'Italie a attiré toujours plus de touristes. Mais le tourisme de masse a aussi son lot d'effets indésirables. Pour tenter de les contenir, les autorités ont souvent recours à des interdictions. Le problème, c'est que certaines de ces règles, encore méconnues et parfois assez arbitraires, peuvent se révéler très coûteuses pour les touristes.
Voici sept interdictions particulièrement surprenantes que tout voyageur en Italie devrait connaître.
On ne touche pas aux coquillages
Les plages et le sable font souvent l'objet de règles particulières que les vacanciers enfreignent sans le vouloir. Après tout, quel mal y a-t-il à rapporter un peu de sable ou quelques coquillages en souvenir?
En Sardaigne, quiconque glisse dans ses bagages du sable, des galets ou des coquillages risque une amende comprise entre 500 et 3000 euros, voire une peine de prison.
Même les petites quantités sont sanctionnées. Et les contrôles sont bien réels: à l'aéroport de Cagliari comme sur les ferries, les autorités débusquent régulièrement des bouteilles remplies de sable dans les bagages.
On renonce aux châteaux de sable
Décidément, le sable est soumis à des réglementations particulièrement étranges: certaines communes interdisent purement et simplement la construction de châteaux de sable. C'est notamment le cas à Eraclea, dans la région de Venise, ou à Cavallino, sur la côte adriatique.
Officiellement, il s'agit de protéger les plages et de garantir la sécurité. Les contrevenants s'exposent à de lourdes sanctions. A Cavallino, l'amende peut atteindre jusqu'à 1000 euros, selon le magazine Stern.
Et pour pousser jusqu'au bout cette obsession du sable en Sardaigne, une commune est même allée jusqu'à interdire de poser sa serviette directement sur le sable. Selon le site Reisereporter, la station balnéaire de Stintino impose depuis 2019 de placer une natte en paille sous sa serviette. Motif invoqué: les serviettes mouillées emporteraient trop de sable lorsqu'on les secoue ou qu'on les replie. Des amendes de 100 euros auraient déjà été infligées aux contrevenants.
On cache son alcool
La capitale italienne tente depuis des années de limiter les effets négatifs du tourisme de masse. Rome applique ainsi des règles strictes en matière de consommation d'alcool. Parmi elles figure l'interdiction de boire de l'alcool dans l'espace public entre 23 heures et 7 heures du matin.
On ne s'assied pas
Rome cherche avant tout à protéger ses sites les plus emblématiques des effets du tourisme de masse. Depuis 2019, il est ainsi interdit de s'asseoir sur les célèbres marches de la place d'Espagne, quel qu'en soit le motif. Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant atteindre 400 euros.
Les règles sont tout aussi strictes avec la fontaine de Trevi. Il est interdit d'y entrer pour s'y baigner, s'y tremper les pieds ou encore de l'utiliser comme source d'eau potable. Les contrevenants risquent une amende de 450 euros. Les visiteurs assoiffés ont toutefois d'autres solutions: les célèbres «nasoni», ces petites fontaines d'eau potable gratuites, se trouvent presque à chaque coin de rue dans la capitale.
On ne nourrit pas les pigeons
Venise, autre haut lieu du tourisme italien, a elle aussi édicté des règles pour le moins inattendues. Il est notamment interdit d'y nourrir les pigeons, ceux-ci souillant de leurs déjections les bâtiments historiques. Selon le site officiel de la ville, les contrevenants s'exposent à une amende comprise entre 25 et 500 euros.
On ne porte pas de maillot de bain
A Venise, il est également interdit de circuler dans l'espace public en maillot de bain ou torse nu. Les contrevenants risquent une amende de 250 euros. Des interdictions similaires existent dans d'autres destinations touristiques, notamment sur la côte amalfitaine ou à Sorrente.
On ne mange pas sur le trottoir
A Florence, les autorités sont confrontées à d'autres problèmes. Afin de réduire les déchets dans les rues, la ville a adopté en 2018 une interdiction de manger sur les trottoirs. Cette mesure ne s'applique toutefois qu'entre midi et 15 heures, ainsi qu'entre 18 heures et 22 heures, et uniquement dans le centre historique.
Précision importante: l'interdiction concerne également les glaces! Les touristes affamés ont donc intérêt à surveiller leur montre, ou à manger directement à l'intérieur des établissements concernés.
En effet, depuis 2026, les restaurants situés dans le centre historique de Florence n'ont plus le droit de servir leurs clients en terrasse. (trad.: mrs)
