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Cyclisme: le boss de l'UCI pense faire payer les spectateurs

Le président de l'UCI, David Lappartient, suggère de faire payer les spectateurs des courses cyclistes.
Le président de l'UCI, David Lappartient, suggère de faire payer les spectateurs des courses cyclistes.

Cette idée doit révolutionner le cyclisme mais elle passe très mal

Le président de l'Union cycliste internationale (UCI) suggère de faire payer les spectateurs. Une idée que le Tour de Suisse avait déjà eue par le passé.
29.06.2023, 16:5930.06.2023, 07:00
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Et si les courses cyclistes devenaient payantes pour les spectateurs? C'est l'idée avancée par le président de l'Union cycliste internationale (UCI) David Lappartient, dans une interview parue mercredi dans le quotidien français Ouest-France.

«Ce n’est pas un sujet tabou. On le fait pour le cyclisme sur piste, pour le cyclo-cross, pourquoi nous ne le ferions pas non plus sur route? La billetterie peut devenir une source supplémentaire de revenus, bien sûr», tranche le Français dans des propos repris par RMC Sport. Il en veut pour preuve sa propre expérience:

«Quand j’étais président de l’organisation du Grand Prix de Plumelec, on l’avait fait, à 5 euros, et les gens l’avaient bien compris. Le public passionné de vélo avait compris que ça nous avait permis d’équilibrer les comptes, de faire vivre un événement pareil»
David Lappartient
David Lappartient, president of the Union Cycliste Internationale (UCI), taken at the UCI's headquarters in Aigle, Switzerland, on October 11, 2017. (KEYSTONE/Christian Beutler)

David Lappartien ...
Le président de l'UCI. Image: KEYSTONE

David Lappartient (50 ans) plonge aussi dans ses souvenirs d'enfance pour argumenter sa position: «Gamin, je payais pour aller sur les courses et ça n’avait rien de choquant».

Précision importante: pour le président de l'UCI, l'instauration d'une billetterie ne devrait se faire que lors d'événements qui ont des soucis financiers. «Elle doit servir à financer des organisations qui en ont besoin pour équilibrer leurs comptes, mais pas à apporter des revenus supplémentaires à des actionnaires.»

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Une arrivée (gratuite) à Genève lors du Tour de Romandie 2023. Image: KEYSTONE

Malgré cette nuance, l'idée passe très mal auprès de certains internautes. Sur Twitter, ils dénoncent une atteinte à la tradition de la gratuité dans le cyclisme et pointent des difficultés logistiques ou ce qu'ils estiment être une absurdité. Florilège:

«Lappartient va tuer son sport»
«Ben bien sûr... C'est le dernier sport gratuit, on s'y attendait...»
«Pour des courses en circuit ou des contre-la-montre, pourquoi pas. Mais pour un passage unique de 40 secondes, on peut pas faire payer»
«Le début de la fin...»
«Course payante? Des cinglés»
«Sur la totalité d'un parcours, cela serait impossible, mais sur des points stratégiques (500 m de l'arrivée, grimpe, sprint) pourquoi pas. Et seulement si les bénéfices permettent de mieux valoriser le cyclisme»

La nécessité d'un service supplémentaire

De son côté, le co-directeur du Tour de Suisse, Olivier Senn, n'est pas choqué par la suggestion de David Lappartient de faire payer les spectateurs. «On y avait pensé il y a quelques années», concède-t-il. Mais seulement pour un endroit stratégique des étapes: l'arrivée. «Sur le parcours, c'est très difficile et coûteux d'installer l'infrastructure. A l'arrivée, tout est déjà en place.» Sans compter que c'est potentiellement le moment de la course le plus spectaculaire.

Mais Olivier Senn et son équipe ont abandonné l'idée:

«Les fans de cyclisme auraient été fâchés. Ce sport doit rester avant tout une fête populaire, on voulait garder cette tradition»
Olivier Senn, co-directeur du Tour de Suisse
Event director Olivier Senn looks on during a 20 kilometres ride from Tuelersee to Oberwil-Lieli named "Gino Memorial Ride" which took place instead of the 6th stage to Oberwil-Lieli, at the ...
Olivier Senn, barbe parfaitement taillée et idées claires. Image: KEYSTONE

Les réactions des internautes semblent lui avoir donné raison. Le boss du Tour de Suisse entrevoit toutefois une possibilité de faire payer les spectateurs qui veulent une offre supplémentaire:

«On pourrait imaginer qu'ils paient pour une plus-value, par exemple suivre la course sur plusieurs écrans portables en même temps grâce à diverses caméras, ou alors porter des écouteurs avec les commentaires en direct. Mais faire payer seulement la vue sur la route, ce n'est pas possible.»
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