La qualification n'est pas la seule bonne nouvelle pour la Nati
L’Association suisse de football (ASF) craignait, avant le Mondial, de terminer le tournoi dans le rouge, en raison des importants frais de déplacement et d’hébergement en Amérique du Nord. Mais pas uniquement.
A l'heure actuelle, la question de l'imposition des primes n'a toujours pas été réglée. Les Etats-Unis refusent toute exonération, contrairement à la pratique habituelle et à leurs voisins canadien et mexicain.
La Nati devra donc très probablement s'acquitter d'impôts en Californie, là où elle a initialement posé ses valises aux Etats-Unis. Or il s'agit de l'Etat américain affichant le taux d'imposition le plus élevé: 13,3%.
Pour éviter que certaines fédérations ne sortent déficitaires de la compétition, la Fifa a décidé, peu avant le début du tournoi, d'augmenter la prime de participation de 9 à 10 millions de dollars. En outre, la dotation de préparation est passée de 1,5 à 2,5 millions de dollars.
Ces changements n’ont pas supprimé les inégalités entre les sélections, selon l’endroit où elles jouent ou ont établi leur camp de base. Ils ont cependant permis à l’Association suisse de football d’aborder la compétition plus sereinement, sans craindre d’énormes pertes en cas d’élimination précoce. Le bilan financier allait être, dans le pire des cas, légèrement déficitaire.
La qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde a définitivement permis à la Suisse de dégager un bénéfice, grâce aux 5 millions de dollars versés au titre de la performance sportive. Il faut désormais ajouter à ce montant les 4 millions supplémentaires obtenus après la victoire contre la Colombie.
En incluant l’ensemble des primes, y compris celle de préparation, la Suisse a donc la garantie de toucher 21,5 millions de dollars dans ce Mondial, soit 17,4 millions de francs.
Cela signifie que, même après les taxes américaines, l’ASF enregistrera un bénéfice nettement supérieur à celui de 2022, qui s’élevait à près de 2,5 millions de francs. Et le jackpot pourrait encore grimper: une victoire contre l’Argentine dans la nuit de samedi à dimanche rapporterait 8 millions de dollars supplémentaires. De quoi renforcer les moyens consacrés à la formation ou encore au développement du football féminin.
(roc)
