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JO d'hiver 2030 en Suisse: Swiss Olympic valide la 1ère étape

Des premiers Jeux olympiques en Suisse seront-ils organisés en hiver 2030? Les discussions entre Swiss Olympic et le CIO vont se poursuivre.
Des premiers Jeux olympiques en Suisse seront-ils organisés en hiver 2030? Les discussions entre Swiss Olympic et le CIO vont se poursuivre. image: keystone

La candidature de la Suisse aux JO d'hiver 2030 franchit une étape

Swiss Olympic a décidé jeudi de passer à la deuxième étape de la candidature helvétique pour les Jeux olympiques 2030. Ses dirigeants vont mener, avec le CIO, une étude sur la faisabilité de ce projet.
31.03.2023, 12:0009.04.2023, 10:13
Rainer Sommerhalder / ch media
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Le dialogue entre Swiss Olympic et le CIO entre en phase 2

Swiss Olympic appuie sur l'accélérateur, même si l'organisme souligne dans son communiqué que la poursuite du dialogue avec le Comité international olympique (CIO), décidée jeudi, ne se réfère pas à une année d'organisation précise. Maintenant, la première chose à faire est la suivante: déterminer concrètement si une candidature de la Suisse aux Jeux olympiques d'hiver de 2030 est réalisable.

Gold medalist Marco Odermatt of Switzerland celebrates during the victory ceremony of the men's Alpine Skiing giant slalom race at the 2022 Olympic Winter Games in Yanqing, China, on Sunday, Febr ...
Marco Odermatt gagnera-t-il un jour une médaille olympique en Suisse, comme ça avait été le cas à Pékin?Image: KEYSTONE

Aussi long que soit le processus politique en Suisse jusqu'à l'organisation d'un tel événement, les dirigeants de Swiss Olympic sont convaincus qu'une étude de faisabilité est possible en peu de temps. En effet, il faut aller vite: sept ans entre maintenant et ces JO 2030, c'est court. Et cette candidature ne pourra pas être repoussée à 2034, parce que le CIO est déjà en phase de fiançailles avec Salt Lake City pour cette date.

Processus simplifié et gros avantages économiques

Les exigences pour une candidature ont fondamentalement changé avec les réformes du CIO. Le processus est devenu massivement moins coûteux et l'attribution beaucoup moins politique.

La commission permanente du CIO pour les futurs sites d'accueil, avec laquelle Swiss Olympic entame la phase 2 du dialogue, peut recommander un seul candidat. C'est comme ça que la ville australienne de Brisbane a obtenu les Jeux d'été de 2032, sans même que d'autres candidats intéressés aient eu la possibilité de se présenter à une élection. Le CIO affirme vouloir rendre les Jeux plus durables grâce à cette approche.

Ce qu'il en était au moment de la phase 1👇

Dans le cadre de ce dialogue continu, qui n'entraîne pas encore d'obligations financières ou contractuelles pour Swiss Olympic, une étude de faisabilité financée par le CIO doit permettre de clarifier si un tel projet est réaliste. Grâce à ce dialogue, les coûts de candidature des Jeux d'hiver de 2026 pour Cortina et Milan auraient diminué de 80% et les coûts d'exploitation de 20%.

Des Italiens écolos et un héritage social

C'est aussi parce que les Italiens misent sur 80% d'installations existantes ou temporaires dans leur projet. La durabilité, l'héritage et le financement sont les points clés du dialogue.

Cette semaine, le chef pour les JO de Swiss Olympic, Ralph Stöckli, s'est rendu sur place pour se faire une idée du concept olympique en Italie. C'est également lui qui, dans le cadre d'un échange étroit avec les fédérations nationales de sports d'hiver, évaluera la faisabilité d'une candidature helvétique.

Swiss Olympic Chef de Mission Ralph Stoeckli speaks during a media conference in the House of Switzerland one day prior to the opening of the XXIII Winter Olympics 2018 in Pyeongchang, South Korea, on ...
Ralph Stöckli, responsable JO chez Swiss Olympic, s'est rendu en Italie pour voir le projet des Jeux de 2026. Image: KEYSTONE

Swiss Olympic veut examiner sous «quelles conditions sociales et de politique intérieure» une candidature a des chances d'aboutir, en Suisse comme auprès du CIO. Dans son communiqué, l'association faîtière du sport suisse précise:

«Un concept de candidature n’aura de chance que s’il est durable et que l’organisation de Jeux Olympiques et Paralympiques laisse un héritage au-delà du sport – pour la société, l’économie et la Suisse en tant que lieu d’innovation»
Swiss Olympic

Farce valaisanne et défiance envers le CIO

Les dirigeants de Swiss Olympic se musèlent temporairement et ne feront pas d'autres commentaires sur le projet. Le sujet est trop délicat. Il faut à tout prix éviter une nouvelle farce comme celle qui s'est déroulée en Valais au début de l'année.

Le 4 janvier, une initiative privée a lancé, par le biais des médias, une possible candidature suisse aux Jeux olympiques de 2030 avec Chamonix et le Val d'Aoste. Ce qui ressemblait à un projet coordonné s'est évanoui moins de 24 heures plus tard, lorsque le maire de Chamonix a annoncé qu'il ne voulait pas entendre parler de Jeux d'hiver.

Bundesrat Adolf Ogi ruehrt die Werbetrommel fuer die Winterolympiade Sion 2006 am 4. Mai 1999 in Magglingen, anlaesslich des Medienanlasses "Landsgemeinde fuer Sion 2006 in Magglingen". Mit  ...
La dernière fois qu'une campagne de candidature sérieuse pour des JO a eu lieu en Suisse, c'était en 1999 pour Sion 2006, avec notamment Adolf Ogi en leader. Image: KEYSTONE

Le CIO et son image restent également un facteur de risque pour la réussite d'une candidature: l'instance internationale ne s'est pas fait beaucoup d'amis dans notre pays avec sa décision récente de réintroduire la Russie dans le sport. C'est en tout cas ce que trahissent les commentaires liés aux projets de JO en Suisse.

Adaptation en français: Yoann Graber

Interview d'un fervent défenseur du projet

Le politicien valaisan Claude-Alain Schmidhalter est vice-président de Swiss Ski. Il représente la fédération de ski au sein de l'exécutif de Swiss Olympic et a participé aux débats de jeudi matin, quand l'association faîtière du sport a décidé qu'elle franchirait une nouvelle étape dans les discussions avec le CIO.

Claude-Alain Schmidhalter
Claude-Alain Schmidhalter, vice-président de Swiss Ski et fervent défenseur de la candidature suisse.Image: swiss ski

Claude-Alain Schmidhalter nous explique pourquoi, selon lui, une candidature suisse pour les JO 2030 est envisageable et même souhaitable.

Booster le sport suisse

«Pour chaque sportif, les Jeux olympiques dans son pays d'origine sont ce qu'il y a de plus beau et donnent une impulsion durable au sport.»

Un savoir-faire et des infrastructures qui existent déjà

«On veut des Jeux olympiques d'hiver organisés par le sport et pour le sport. Une candidature suisse doit se baser sur les infrastructures existantes et les comités d'organisation locaux avec leur expérience dans l'organisation de grands événements comme les championnats du monde, et doit donc être très durable.»

Un projet national

«Il doit s'agir de Jeux olympiques pour toute la Suisse. Etant donné qu'ils doivent se baser sur l'infrastructure existante, des Jeux d'hiver centralisés ne sont pas souhaitables dans notre pays. Les compétitions doivent avoir lieu là où l'infrastructure et le savoir-faire en matière d'événements existent déjà. Par exemple, le biathlon à Lenzerheide, où les championnats du monde auront lieu en 2025.»
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Cette tactique est mal-aimée, mais certains croient encore en elle
Megan Campbell a pilonné la défense anglaise à coup de très longues touches, mardi lors des Eliminatoires de l'Euro 2025. Cette stratégie, souvent détestée, se fait de plus en plus rare sur les terrains. Certains irréductibles continuent de la défendre.

Elles sont particulièrement rares. Logique, le football moderne exige le jeu court. Alors mardi, lorsque nous avons vu Megan Campbell, internationale irlandaise, enchaîné les touches longues en phase offensive contre l'Angleterre, il régnait comme un parfum de nostalgie.

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