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Henrik Kristoffersen critique le slalom de Val d'Isère

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Le norvégien Henrik Kristoffersen n'a pas sa langue dans sa poche.Image: keystone

Le champion du monde du slalom critique les choix pris à Val d'Isère

Henrik Kristoffersen estime que l'organisation a commis une erreur en envoyant les machines travailler la piste. C'est selon lui la raison pour laquelle le slalom de Val d'Isère n'a pas pu être disputé, ce dimanche.
10.12.2023, 14:2712.12.2023, 23:04
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Le norvégien Henrik Kristoffersen semblait déçu et perplexe sur le site de Val d'Isère, après l'annulation du deuxième slalom de la saison. Une décision inhabituelle, tant cette discipline passe généralement à travers les gouttes. Elle est la moins risquée du cirque blanc, et même lorsque les conditions sont terribles, il arrive que les skieurs soient lancés.

Cela n'a pas été le cas dimanche matin, car «c'était du sucre», justifiait Markus Waldner, directeur de la Coupe du monde masculine de ski alpin. Au micro d'Eurosport, il expliquait que les conditions météorologiques s'étaient peu à peu dégradées depuis samedi après-midi, avec d'abord des précipitations, puis une limite pluie-neige, et enfin des vents violents durant la nuit. «Cela a détruit la base de la piste. Il y avait trop de sections où ce n'était pas possible de skier», précisait le grand patron du ski masculin.

Henrik Kristoffersen, conscient des conditions inpratiquables dimanche matin, s'est néanmoins montré critique envers le travail effectué par les organisateurs. Toujours pour Eurosport, il déclarait dans la raquette d'arrivée: «Déjà hier, les conditions météorologiques n'étaient pas simples, mais je pense que cela a été une erreur d'envoyer les machines». Si les engins ont en partie détruit la piste, on ne pouvait pas faire autrement estime Waldner: «C'était trop glissant pour aller travailler sans».

Norway's Henrik Kristoffersen speeds down the course during the first run of an alpine ski, men's World Cup giant slalom in Val d'sere, France, Saturday, Dec. 9, 2023. (AP Photo/Marco T ...
Henrik Kristoffersen s'est classé 8e du géant de Val d'Isère, samedi.Image: keystone

Le Norvégien ne comprend pas

Ce qui pose problème au champion du monde de slalom, c'est qu'il a rencontré des conditions similaires en Suisse lors de sa préparation, et que cela ne l'a jamais empêché de skier, grâce au bon travail des entraîneurs.

«C'est un sentiment étrange que j'ai parce que nous nous entraînons toutes les semaines, nous avons entre quatre et dix coachs qui travaillent, injectent, lissent la piste. Et nous avons toujours des conditions d'entraînement parfaites. J'étais à Arolla près de Zinal la semaine passée où il a neigé plus d'un mètre, j'étais en compagnie des Suisses et des entraîneurs de AJ Ginnis, et j'ai eu des conditions d'entraînements parfaites tous les jours. Les coachs travaillent, lissaient de 22h à minuit, puis de 2h à 4h, et enfin de 6h à 10h. (...) Pour moi, c'est un peu étrange, je me pose quelques questions, je me demande comment nous n'avons pas pu faire mieux, enfin pas moi, mais les personnes en charge de la piste»
Henrik Kristoffersen

Sur sa lancée, Kristoffersen n'a pas manqué de jeter un petit pic à une autre course. S'il comprend les annulations de Sölden et Beaver Creek, il dit lui-même que «cela peut arriver», surtout au Colorado, où «c'était de la malchance» après des entraînements dans de bonnes conditions, le skieur de 29 ans est revenu sur le fiasco de Zermatt-Cervinia. Et là encore, il se veut particulièrement critique.

«Faire des courses de vitesse à 3800m en novembre, en haut d'un glacier, il n'y a pas besoin d'avoir inventé la poudre... Ce n'est pas possible, les scientifiques l'ont déjà dit. Ce n'était pas une décision intelligente»
Henrik Kristoffersen

Le Norvégien, comme tous les autres skieurs, va désormais se tourner vers l'Italie, où s'enchaîneront les étapes de Val Gardena, Alta Badia, Madonna di Campiglio et Bormio. Avec, espérons-le, pas la moindre annulation cette fois-ci.

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Matthias Aebischer est journaliste. Il est connu en Suisse alémanique pour avoir été le présentateur du téléjournal et d'autres émissions de la SRF dans les années 2000. Âgé de 56 ans (si, si!), il est conseiller national depuis 2011.
source: sda / alessandro della valle
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