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Un petit coup de blanc a fait exploser la popularité de Marco Odermatt

Un petit coup de blanc a fait exploser la popularité de Marco Odermatt
Marco Odermatt un rien «parti» sur le plateau de la SRF.

Un petit coup de blanc a fait exploser la popularité de Marco Odermatt

La vidéo du skieur arrivant pompette sur le plateau de la SRF lui a valu un courant de sympathie impressionnant sur les réseaux sociaux. Comme si le champion était solennellement adoubé comme «un bon Suisse».
16.02.2023, 16:4617.02.2023, 06:55
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Mardi, watson diffusait la vidéo de Marco Odermatt arrivant pompette sur le plateau de la télévision alémanique, où l'attendaient un autre apéro et une raclette. En quelques heures, l'article a obtenu un grand succès d'audience. Il continue de susciter un intérêt constant, pour ne pas dire surprenant.

Les nombreux commentaires qui l'accompagnent sur Facebook sont plus fascinants encore. Ils disent beaucoup de la Suisse secrètement idolâtre, de son rapport aux champions, plus encore aux skieurs, dans tout ce qu'ils sont censés porter de valeurs ancestrales et non négociables: une obstination nappée de gentillesse et de fromage fondu.

Dans un premier réflexe spontané, les commentaires prennent la défense du soiffard, au cas où l'article aurait un ton de reproche. Puis comme un seul homme, ils semblent lever leur verre à la «suissitude» du Nidwaldien Marco Odermatt.

«Bravo champion! Un petit verre à l'occasion et accompagné d'une bonne raclette 👍👍👍👍👍👍» «Une fierté pour la Suisse 🇨🇭 tout est présent sur la table pour devenir champion du monde.» «Après la victoire, tous les montagnards boivent un bon coup de blanc et avec un Valaisan dans l’équipe, tu bois plus qu’un verre…» «Au moins lui, il est content de sa victoire» - (in)délicate attention pour Lara Gut, arrivée boudeuse et taiseuse, sans fanfare ni raclette, sur le plateau de la RTS, en 2021, après son premier titre mondial.

Un message, surtout, résume les attentes autour d'Odermatt:

«BRAVO à lui d’être normal!»

A travers cette apologie du prodige ordinaire, le skieur est appelé à perpétuer la lignée des champions racés, héros bios de la nation alpine, dont la ténacité et l'aimable rudesse semblent participer de l'héritage génétique.

Non qu'Odermatt n'était pas déjà populaire et glorieux... Mais c'est comme si, par la petite lucarne de la télévision nationale, il était entré directement au patrimoine affectif, à seulement 25 ans, aux côtés de Federer, Tell ou Guisan.

Un détail important sans doute: cette raclette aurait pu mal tourner si elle avait senti l'opération marketing à plein nez. Or si elle était une mise en scène de la SRF, la «joie» d'Odermatt, en revanche, était sincère. Ses «yeux» ne mentaient pas...

En cherchant bien, de rares commentaires regrettent «la mauvaise image» que donne «un sportif de haut niveau aux jeunes qui veulent l'imiter». Mais si ces messages défendent des principes non moins helvétiques de travail et de sérieux, la plupart capitulent devant la valeur suprême: le courage. «Pas un super exemple, mais bon... Si c'est moi qui descendais ces pistes, j'aurais besoin de plus qu'un verre.»

La victoire de Marco Odermatt vue par les TV étrangères
Video: watson
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