Suisse
Assurance maladie

Tout savoir sur la hausse des primes maladie en 2025

Les primes maladie ne cessent de grimper en Suisse: le point en chiffres
On fait le point sur la hausse des primes maladie pour 2025.Image: watson

Les primes maladie devraient grimper en 2025: le point en chiffres

Ce jeudi à 14 heures, la Confédération va annoncer les primes maladie pour l'année prochaine. Cela fait depuis près de 30 ans qu'elles augmentent de manière inexorable, et 2025 ne devrait pas faire exception.
26.09.2024, 06:0526.09.2024, 15:33

Le moment est aussi attendu que craint. Ce jeudi à 14 heures, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) va communiquer les primes maladie pour 2025.

L'annonce risque d'être fort désagréable. En effet, plusieurs analystes s'attendent à une nouvelle envolée des prix. Ainsi, Santésuisse craint une augmentation de près de 5%, alors que Comparis table sur un renchérissement de 6%. Pour bonus.ch, la hausse moyenne pourrait même avoisiner les 7%.

Il s'agirait alors de la troisième augmentation des prix en trois ans, après une période d'accalmie intervenue de 2020 à 2022. La hausse avait été particulièrement brutale en 2024 (+8,7%), alors que les primes avaient bondi de 6,6% l'année d'avant.

Si l'on exclut 2008 et 2022, les primes maladie n'ont fait qu'une chose: monter, inexorablement, année après année. Et ce, depuis l'introduction de la Loi sur l'assurance maladie (LAMal), en 1996.

Cette année-là, la prime moyenne se montait à 128,2 francs par personne, contre 359,5 en 2024. Autrement dit, les prix ont augmenté de plus de 180% en l'espace de 28 ans. Les choses devraient être encore pire l'année prochaine; la prime moyenne pour 2025 risque, une fois de plus, d'être la plus élevée jamais enregistrée.

Soulignons également que la hausse des primes ne suit pas celle des salaires, laquelle est nettement plus modérée. Entre 1997 et 2023, les salaires ont augmenté de 1% par an, en moyenne. Sur la même période, la hausse annuelle des primes a atteint 3,7%.

La disparité est particulièrement visible l'an dernier: en 2023, les primes avaient augmenté de 6,6%, alors que les salaires avaient marqué une progression d'à peine 1,7% par rapport à 2022.

La Suisse romande risque de prendre cher

L'évolution des primes ne sera pas uniforme, car d'importantes différences existent entre une région et l'autre. Cette année, par exemple, la hausse a été supérieure à 10% dans les cantons de Zoug, du Tessin, de Vaud et d'Appenzell Rhodes-Extérieures.

L'année prochaine, l'augmentation risque d'être particulièrement marquée en Suisse romande, où les coûts de la santé ont pris l'ascenseur - c'est notamment le cas du Jura, de Vaud et de Neuchâtel.

Comme l'évolution des primes suit de près celle des coûts, on peut s'imaginer que ces régions seront particulièrement impactées par les annonces de l'OFSP. Réponse à 14 heures.

Voici les annonces de ce jeudi 👇

Une américaine accouche dans une station-service
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
«Crans-Montana aura sans doute besoin d’un bouc émissaire»
Alors que l’enquête continue à Crans-Montana, que l’identification des victimes est difficile, des centaines de familles sont plongées dans une angoisse insoutenable. Comment une communauté gère-t-elle un tel drame, surtout quand les réponses manquent? On en parle avec l’anthropologue Fanny Parise.
Depuis cette terrible nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana, de nombreux proches sont encore dans l’attente de savoir si leur enfant, leur copain, leur sœur fait partie des personnes décédées ou gravement blessées. Des avis de recherche sont postés sur les réseaux sociaux, des groupes de soutien sont créés. Comment l’être humain gère-t-il ce type d’attente que l’on imagine insoutenable?
Fanny Parise: Il faut commencer par cette attente, parce qu’elle est souvent reléguée au second plan, alors qu’elle constitue, en soi, une violence majeure. Attendre de savoir si son enfant est vivant, blessé ou mort, c’est être placé dans un entre-deux radical. Arnold Van Gennep parlait de rites de passage, Victor Turner de liminalité.
L’article