Suisse
Santé

La directrice de H+ caresse l'idée d'une caisse maladie unique

Caisse maladie unique: nous pourrions économiser «plusieurs milliards»

La directrice de l'association faîtière des hôpitaux H+, Anne-Geneviève Bütikofer, ouvre la porte à une caisse maladie unique.
24.09.2023, 11:1125.09.2023, 06:35

La directrice de l'association faîtière des hôpitaux H+, Anne-Geneviève Bütikofer se confie dans un entretien diffusé dimanche par le SonntagsBlick et ouvre la porte à une caisse maladie unique. Elle explique:

«La pression de la souffrance est tellement grande qu'une révolution semble inéluctable»

Une caisse maladie unique n'est peut-être pas la bonne solution, «mais elle vaut la peine d'être envisagée», déclare Bütikofer. «Si 2.5 millions de personnes changent de caisse chaque année, avec des coûts de 800 à 1000 francs par changement, nous avons déjà trouvé notre potentiel d'économies de plusieurs milliards. Les réflexions autour de la caisse unique sont donc légitimes».

Comment financer les soins?

Malgré les coûts élevés de la santé pour la population,«nous demandons une augmentation de 5% de tous les tarifs» hospitaliers, indique la responsable. «Le renchérissement doit enfin être pris en compte».

Mais, selon elle, ces hausses ne devraient pas se répercuter sur les primes de l'assurance maladie. «Je pose la question de savoir si, dans le système, nous finançons les bonnes choses avec les bonnes sources de financement».

La discussion menée jusqu'à présent sur la maîtrise des coûts dans le secteur de la santé n'est «qu'un emplâtre sur une jambe de bois», poursuit Bütikofer. Elle appelle à parler du financement des soins de santé.

«Aujourd'hui, toutes les prestations hospitalières sont financées par l'assurance maladie obligatoire», ajoute-t-elle, soulignant qu'il n'y a ainsi pas de sources de rémunération supplémentaires pour les nouvelles dépenses. (mat/ats)

«De l'hystérie de masse» de la photographe Laia Abril
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«De l'hystérie de masse» de la photographe Laia Abril
Feelings de la série De l'hystérie de masse (2023).
source: laia abril / laia abril
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«Enlevé par les Russes»: la fin tragique de certains «Suisses d’étable»
A partir du milieu du 19ᵉ siècle, les vachers suisses étaient si appréciés dans les domaines agricoles allemands qu’ils étaient qualifiés de «Suisses» (Schweizer) ou «Suisses d’étable» (Stallschweizer), et que le terme de «Suisserie» (Schweizerei) avait remplacé celui de laiterie.
«On cherche Suisse ou fille de ferme expérimentée.» Par cette annonce publiée en 1873, le propriétaire d’un domaine agricole en Allemagne souhaite moins engager une personne de nationalité suisse qu’un bon vacher pour son bétail. D’abord étroitement associé à une imagerie mêlant troupeaux broutant paisiblement l’herbe des riches pâturages helvétiques et meules de fromage d’Emmental, le terme «Suisse» désigne alors en Allemagne la profession de vacher. Il se décline en «Suisse d’étable» (Stallschweizer), «Suisse de montagne» (Oberschweizer) et même «Suisserie» (Schweizerei) pour désigner la laiterie où l’on fabrique et commercialise les produits laitiers.
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