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Sécheresse en Suisse: l’eau potable ne devrait pas manquer à court terme

Sécheresse en Suisse: l’eau potable ne devrait pas manquer à court terme

Alors que de nombreuses communes restreignent certains usages de l’eau, les réserves des nappes phréatiques et des lacs restent importantes.
25.07.2026, 17:0225.07.2026, 17:02
De l'eau du Lac Leman arrose une parcelle agricole de Mais en creant un arc-en-ciel lors d'une periode de secheresse et de canicule en ete ce lundi 18 juillet 2022 a Gland. (KEYSTONE/Laurent ...
La situation est en revanche plus préoccupante pour l’agriculture, déjà confrontée à une baisse des récoltes et à un manque de fourrage.Image: KEYSTONE

En raison de la sécheresse actuelle, de plus en plus de communes ont restreint l'utilisation d'eau. L'eau potable et l'eau destinée à l'agriculture sont toutefois deux choses différentes. Une pénurie d'eau potable ne devrait donc pas survenir de sitôt, malgré une nouvelle vague de chaleur attendue pour la semaine prochaine.

D'une manière générale, la Suisse dispose toujours d'importantes ressources en eau, a déclaré l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) à Keystone-ATS. Toutefois, des périodes de sécheresse, limitées dans le temps et à certaines régions, pourraient entraîner des pénuries d'eau et des conflits d'utilisation.

Pour l’OFEV, il n’est pas possible de déterminer à l’échelle nationale si des problèmes concrets d’approvisionnement en eau potable surviendront, ni à partir de quand. En effet, la compétence en matière d’eau relève des cantons. L’approvisionnement en eau est organisé au niveau communal ou cantonal et dépend donc fortement des ressources en eau locales, des infrastructures ainsi que de l’interconnexion des réseaux d’approvisionnement.

Lavage des voitures et remplissage de piscines visés

En Valais par exemple, de nombreuses communes ont demandé à leurs citoyens de restreindre rapidement leur consommation d'eau pour éviter des mesures bien plus drastiques, lisait-on vendredi dans le Nouvelliste. Le lavage des voitures et le remplissage des piscines sont particulièrement visés. Même si les niveaux des barrages et de la nappe phréatique n'inquiètent pas pour l'instant.

Les réserves dans les nappes phréatiques et les lacs sont effectivement importantes, a souligné l’Eawag, l'institut fédéral suisse des sciences et technologies aquatiques. D’éventuelles pénuries pourraient être atténuées par une meilleure interconnexion technique et organisationnelle entre les réseaux d’approvisionnement en eau. La consommation d’eau potable proprement dite est faible par rapport aux besoins de l’agriculture. La situation ne constitue donc pas encore un problème important pour l’approvisionnement en eau potable de la population.

Déjà en 2009, l'Eawag avait par ailleurs souligné dans un rapport sur l'avenir de l'approvisionnement en eau, qu'il n'existe «pratiquement pas de conflits d’utilisation entre l’agriculture et les services d’approvisionnement en eau potable. Toutefois, cela pourrait changer si les besoins en eau d'irrigation augmentent fortement». Cela notamment car les prélèvements dans les rivières et les ruisseaux, dont le débit est déjà faible, peuvent nuire à la recharge des nappes phréatiques par infiltration le long de ces cours d’eau.

Récoltes en baisse

L’agriculture souffre particulièrement de la sécheresse actuelle. L'herbe ne pousse plus, les récoltes soient moins abondantes et doivent être rentrées plus tôt, déplore l'Union des paysans de Soleure.

La situation est très tendue en ce qui concerne le fourrage pour les animaux: presque rien ne pousse, de nombreuses exploitations ont déjà puisé dans leurs réserves et les importations s’avèrent difficiles, écrit le magazine alémanique consacré à l'agriculture suisse Schweizer Bauer.

Et Agroscope, le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agronomique, met en garde: si la sécheresse persiste jusqu’à la fin du mois d’août, la situation deviendra encore plus critique qu'elle a été en 2003 ou en 2018. (dal/ats)

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