Dans la tourmente, cet élu suisse renonce à diriger la police
Le président du Conseil d'Etat tessinois Claudio Zali (Lega) est sous pression après la diffusion de propos controversés qui lui sont attribués et qui appellent à la violence contre une femme. Les partis politiques exigent que le ministre prenne position publiquement.
La publication d'un enregistrement mercredi par la radio-télévision de la Suisse italienne (RSI) a suscité un véritable tollé. Cet audio, diffusé sur un profil anonyme sur Instagram, rapporte une conversation privée intervenue il y a quelques années entre un homme (identifié comme Claudio Zali, qui était déjà au gouvernement cantonal), et une amie. Celle-ci lui demandait un conseil sur comment venir à bout d'une harceleuse («stalker»).
«Tabasse-là comme je l'ai fait moi-même», déclare une voix que la RSI affirme avoir authentifiée comme étant celle du conseiller d'Etat. Cet extrait audio, tiré d'une conversation plus longue datant de quelques années, a été publié récemment sur un profil Instagram anonyme avant d'être repris par la télévision italophone suisse, qui justifie sa diffusion par l'intérêt public.
Le Conseil d’Etat tessinois s’est réuni jeudi en réunion extraordinaire pour faire le point sur l’ouverture d’une procédure contre le président du gouvernement Claudio Zali. L’enquête concerne le cas d’un mineur, fils d’une amie du conseiller d’Etat, incarcéré à la prison préventive de Lugano. L’exécutif a accepté la requête de M. Zali de renoncer temporairement à diriger la justice et la police cantonale.
«Durant cette phase de transition, la responsabilité du secteur sera assumée par la vice-présidente du gouvernement, Marina Carobbio Guscetti (PS)», précise le Conseil d’Etat dans un communiqué.(svp/ats)
