Cela fait longtemps que Brigitte Hauser-Süess a atteint l'âge de la retraite: la conseillère personnelle de la présidente de la Confédération Viola Amherd a fêté son 70e anniversaire le 24 septembre. Selon l'Ordonnance sur le personnel de la Confédération, cet âge implique alors une mise à la retraite obligatoire. Mais la conseillère fédérale souhaite garder le soutien de sa plus proche collaboratrice jusqu'à la fin de son année présidentielle.
Hauser-Süess travaille donc désormais sur mandat en qualité que conseillère. La loi sur la transparence a permis à la NZZ d'avoir accès au contrat de mandat. Celui-ci prévoit un plafond de coûts de 97 000 francs pour le travail de conseil au cours des trois mois restants. Concrètement, il s'agit selon la NZZ d'un mandat de 70 jours de travail à un taux journalier forfaitaire de 1140 francs. A cela s'ajoutent des frais de 5000 francs ainsi que des cotisations aux assurances sociales d'un montant maximal de 12 000 francs.
En extrapolant, cela correspond à un salaire annuel de 388 000 francs, soit presque un salaire de conseillère fédérale (470 000 francs) et, pour l'anecdote, c'est plus que le président américain et ses 400 000 dollars (348 000 francs). Comparé à son ancienne classe salariale, cela représente une augmentation considérable.
Cependant, le principal concerné, soit le Département de la défense, réfute cette interprétation. Il a publié un correctif sur son site web: bien que l’hypothèse soit la même, «le mandat comprend au maximum 70 jours avec un taux journalier de 1 140 francs», précise le communiqué. La conclusion est donc différente: «Cela correspond au salaire de la classe 31 (224 015 francs), dans laquelle la conseillère personnelle était employée jusqu'à sa retraite, et donc à sa rémunération antérieure.» Notons que c'est toujours plus qu'Emmanuel Macron et ses 170 000 francs de salaire annuel. (anw/jah)
Traduit et adapté de l'allemand par Léa Krejci