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«Oui, on peut annoncer la fin de la pandémie»

Le Conseil fédéral a eu raison d'annoncer de larges assouplissements, assure l'infectiologue Alessandro Diana. Selon lui, la pandémie sera très bientôt derrière nous.
26.05.2021, 19:5727.05.2021, 16:00
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Restaurants, manifestations, sports, quarantaines, ce mercredi, le Conseil fédéral a annoncé plus d'assouplissements que prévu. Alain Berset s'est même montré très positif dans sa communication: «Chaque jour qui passe nous rapproche de la sortie de cette pandémie», a-t-il affirmé tout en soulignant à quel point la situation évoluait dans le bon sens. Alors le Covid, c'est fini?

Oui ou presque, à en croire l'infectiologue Alessandro Diana qui dirige le centre de vaccination des Grangettes à Genève. «C'est le début de la fin de la pandémie. Tout n'est pas terminé, mais oui, on peut annoncer la fin de la pandémie!» Il précise tout de même que cette bonne nouvelle concerne uniquement les pays riches, comme la Suisse, qui ont pu disposer d'un grand nombre de vaccins. Pour les autres, la situation devrait durer encore 12 à 18 mois.

Le Covid, c'est donc très bientôt du passé chez nous. Un message qui a pourtant encore du mal à passer dans le grand public, la faute à la résistance naturelle des humains face au changement, selon celui qui est expert auprès de la plateforme Infovac. «En 2020, tous les spécialistes disaient attention, ce n'est pas fini, il va y avoir une deuxième vague et personne ne nous écoutait. À l'inverse, aujourd'hui, on nous trouve trop optimistes alors que c'est seulement la science et les faits.»

«L'être humain a peur du changement. Quand on nous dit que c'est la fin de la pandémie, on a besoin de temps pour s'y habituer»
Alessandro Diana, infectiologue

Alessandro Diana pointe plusieurs éléments pour étayer son analyse. À ses yeux, les chiffres actuels montrent que la stratégie des gestes barrières et de la vaccination fonctionne bien. «Il n'y a pratiquement plus de 75 ans et plus dans les hôpitaux et, malgré la réouverture des magasins et des terrasses, les cas n'ont pas réaugmenté», détaille-t-il.

L'infectiologue se base également sur la situation en Israël et aux Etats-Unis pour justifier son optimisme: «On voit que quand 40% de votre population est vaccinée, la transmission est considérablement réduite, ce qui permet d'envisager le relâchement des gestes barrières.»

«En Suisse, ce qui nous sépare de la fin de la pandémie, c'est la patience»
Alessandro Diana, infectiologue

Chez nous, ce thème sera à l'ordre du jour début août, quand tous ceux qui veulent être vaccinés auront pu l'être, d'après Alessandro Diana. C'est à partir de ce moment-là qu'on pourra espérer se débarrasser du masque et du reste des gestes barrières.

Mais sommes-nous vraiment à l'abri d'une énième mauvaise surprise avec le Covid? «La probabilité que la situation nous échappe avec le Sars cov 2 est vraiment très faible, assure l'expert. Mais on n'est pas à l'abri qu'une autre maladie nous tombe sur la tête...»



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