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Pas de home office pour des fonctionnaires fédéraux (et la raison est plutôt cocasse)

En 2020, un tiers des employés de l'Office fédéral du logement a continué de travailler au bureau, malgré l'obligation de home office. La raison? La numérisation des dossiers n'était «pas très avancée».
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07.02.2022, 11:3607.02.2022, 12:09
Nina Fargahi / ch media

Lorsque le Conseil fédéral a déclaré pour la première fois au printemps 2020 l'obligation de travailler à domicile en raison de la pandémie, il savait que toutes les personnes actives ne pouvaient pas le faire. Pourtant, il ne s'attendait pas à ce que ses propres fonctionnaires en fassent partie. Du moins pas dans une telle mesure.

Mais à l'Office fédéral du logement (OFL), les employés devaient faire la navette jusqu'au bureau de Granges (SO). La raison? Ils devaient continuer à travailler avec des dossiers papier. Environ un tiers d'entre eux continuaient à travailler sur place au printemps 2020. C'est ce qui ressort du nouveau rapport annuel de la Commission de gestion (CdG).

La numérisation des dossiers n'était «pas très avancée» à l'OFL. (image d'illustration)
La numérisation des dossiers n'était «pas très avancée» à l'OFL. (image d'illustration) Image: Shutterstock

La numérisation des dossiers n'était «pas très avancée», peut-on lire dans ce rapport. Il s'agissait de dossiers datant des années 1990 et 2000, parfois même plus anciens.

L'OFL a reconnu qu'il n'était pas préparé à une crise et qu'il ne disposait pas d'un système de gestion de crise. La commission ne comprend toutefois pas pourquoi l'office ne s'est pas organisé à titre préventif ou défini les processus correspondants.

«Distanciation respectée»

C'est une énigme. La CdG cherche elle-même des explications et fait valoir que le nouveau directeur de l'office fédéral du logement, Martin Tschirren, a pris ses fonctions au milieu de la crise. Cité dans la Solothurner Zeitung, il affirme: «Le 16 mars était mon premier jour de travail, le jour où le confinement a été décrété». Mais comme le bâtiment de l'OFL avait plus qu'assez de place pour accueillir ses employés, le respect des règles de distance n'a jamais été un problème, estime-t-il.

Martin Tschirren, directeur de l'Office fédéral du logement.
Martin Tschirren, directeur de l'Office fédéral du logement.

Le déménagement a également entraîné une charge de travail supplémentaire pour l'office fédéral de Granges. Il a déménagé à Berne en décembre 2021. Depuis 1995, il était installé dans le canton de Soleure.

Dans les années 1990, la Confédération a poursuivi une stratégie de décentralisation afin de créer des emplois dans les régions qui avaient été particulièrement touchées par la crise horlogère. C'est ainsi que plusieurs offices, comme l'Office fédéral de la statistique (Neuchâtel), l'Office fédéral de la communication (Bienne) et l'Office fédéral du logement (Granges), ont déménagé dans des villes horlogères du pied du Jura.

Une nouvelle inspection

La Commission de gestion ne compte pas s'en tenir là. Elle souhaite effectuer cette année une nouvelle visite des services de l'OFL et se pencher à nouveau sur les questions d'organisation, peut-on lire dans le rapport. L'OFL se montre prêt pour cette inspection: le télétravail est désormais possible pour les collaborateurs, car la numérisation des dossiers a été achevée à l'été 2021.

Pourquoi si tard? Interrogé à ce sujet, l'OFL répond: «En raison de la grande quantité de dossiers à numériser (plus de 7000), elle a pris plus d'un an». La numérisation aurait été effectuée en vue du déménagement de Granges à Berne. «Auparavant, les ressources pour une numérisation de cette ampleur n'étaient pas disponibles».

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