DE | FR
Bild

En automne dernier, 3500 patients atteints du Covid se trouvaient à l’hôpital, aujourd’hui ce chiffre s’élève à 1000 patients. Image: shutterstock

Pour le moment, les décès n'augmentent pas autant que les infections

La troisième vague est bel et bien là, mais cette fois les choses sont différentes: les chiffres augmentent plus lentement, les décès diminuent, marquant peut-être le début de la fin.

Diese Story ist auch auf Deutsch verfügbar. Zur Story


Depuis la mi-février, l'OFSP parle d’une troisième vague. Malgré des mesures strictes, le nombre de cas en Suisse continue d’augmenter, mais plus lentement que lors de la première et de la deuxième vague, où l'on avait observé une croissance exponentielle.

Au printemps et à l'automne dernier, l'augmentation du nombre de cas a été suivie, en décalage, d’une augmentation d'hospitalisations et, plus tard d'une augmentation du nombre de décès.

C’est exactement ce qui différencie la situation actuelle des précédentes: si la courbe avait été la même qu'à l'automne dernier, les décès auraient dû augmenter de manière conséquente depuis quelques jours. Même si on a enregistré dernièrement plus de 10’000 morts causées par le Covid, la courbe des décès n'augmente plus, ou du moins pas encore. Ce qu’affirme la virologue bâloise, Emma Hodcroft, dans une interview accordée au portail en ligne Republik, c'est qu'il y aurait deux schémas possibles: soit nous voyons enfin les résultats de la vaccination - soit nous sommes actuellement dans une période plutôt calme qui ne devrait pas durer.

Cette différence est en partie due au fait que plus de 10% de la population suisse est désormais protégée contre le Covid-19, ayant reçu à ce jour deux doses de vaccin. Une partie de cette population appartient au groupe de personnes à risque. Étant désormais vaccinée, la Suisse a atteint un des objectifs majeurs dans la lutte contre la pandémie en Suisse.

Mais «protéger les personnes âgées n'est pas suffisant», indique Madame Hodcroft. Les plus jeunes sont susceptibles d’être infectés plus rapidement, d'autant plus que des variants du virus se propagent plus rapidement. Dans certains cas, les jeunes sont également dépendants d'une assistance médicale ou subissent des séquelles sur le long terme. Les personnes âgées de 10 à 30 ans sont actuellement plus touchées par le Covid en Suisse.

Le virus continue de se propager à grande vitesse

Après une augmentation du nombre de cas, depuis la mi-février, la situation s'est stabilisée au cours des deux dernières semaines. En réalité, le nombres de personnes infectées devrait diminuer grâce à l'immunité obtenue par la vaccination ou la guérison.

L'incidence dite «ajustée au vaccin» est intéressante dans ce contexte, car elle permet d’aborder l'évolution du nombre de cas chez les non-vaccinés en Suisse. Si le nombre quotidien de cas reste le même, malgré l’augmentation de personnes vaccinées, cela est dû au fait que le virus se propage plus rapidement parmi le reste de la population

Cet effet est clairement plus visible en Allemagne. L'idée de «l'incidence ajustée au vaccin» vient de l’allemand, Bernd Knust. Ses calculs, comparés avec les données de l'Institut Robert Koch, montrent que l'incidence chez les non-vaccinés en Allemagne continue d'augmenter, même si l'incidence pour l'ensemble de l'Allemagne stagne.

Incidence du nombre de cas à 7 jours pour 100 000 habitants en Allemagne

La question des cas non enregistrés

L'OFSP craignait que le nombre de cas non déclarés augmente, car de moins en moins de personnes sont testées pour le virus à l'aide de tests PCR et antigéniques. Parmi les raisons invoquées par l'expert de l'OFSP Patrick Mathys figure l’incohérence entre les séquences du gène Sars-CoV-2 trouvées dans les eaux usées de Zurich et les infections retrouvées dans le bassin versant. Entre-temps, cet écart s'est de nouveau réduit. Malgré quelques valeurs aberrantes, les courbes présentent de nouveau approximativement la même incidence.

Une année de Covid-19, retour en images

1 / 13
Une année de Covid-19, retour en images
source: sda / alessandro crinari
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Covid-19: jeunes et bientôt vaccinés?

Plus d'articles sur le Covid en Suisse

Les mesures anti-Covid ont-elles été proportionnées?

Link zum Artikel

Pourquoi les hospitalisés du Covid sont plus jeunes aujourd'hui

Link zum Artikel

Le plan de sortie de pandémie de Berne est-il bien légal?

Link zum Artikel

Tous les chiffres du coronavirus en Suisse

Link zum Artikel

Les plus pauvres de Suisse ont peur pour leur avenir

Un sondage de Comparis explique qu'un tiers des habitants craint pour son avenir économique. Pourtant, la situation financière de la population semble s'être détendue.

Un an après la fin du premier confinement, un tiers de la population dit avoir des craintes liées au coronavirus, soit 9%, de plus qu'en mai 2020. Ce constat intervient alors que la situation financière de la population s'est détendue, indique un sondage Comparis réalisé en avril.

Malgré les mesures de soutien de la Confédération et la vaccination, la crise pèse toujours sur le moral et la peur de perdre son emploi reste forte, a commenté, lundi, Michael Kuhn, expert chez Comparis.

L'inquiétude …

Lire l’article
Link zum Artikel