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[Gestellte Aufnahme] Eine Psychotherapeutin, rechts, therapiert eine jugendliche Klientin, Mitte, in Anwesenheit ihrer Mutter, links, in ihrer Praxis, aufgenommen am 27. Februar 2020 in Thalwil. (KEYSTONE/Ennio Leanza)

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Un Suisse sur quatre n'a pas la forme depuis la pandémie

Le Covid pèse sur le mental des Suisses. Un quart des adultes s'estiment malades ou pas complètement en forme, révèle une récente étude publiée mercredi.



Un an et demi après le début de la pandémie de Covid-19, la majorité de la population suisse reste en forme, mais plus d'un adulte sur quatre ne se sent pas en bonne santé. Les jeunes adultes, surtout les jeunes femmes, ont été les plus vulnérables sur le plan mental.

La pandémie de coronavirus domine nos vies depuis des mois. La part des adultes qui se perçoivent en bonne ou très bonne santé a baissé par rapport à mars 2020, passant de 78% à 73%, selon une étude de l'assureur maladie CSS publiée mercredi. Fin juin 2021, un quart des adultes s'estiment en effet malades ou pas complètement en forme.

Humeur dépressive

La situation sanitaire exceptionnelle semble surtout avoir pesé sur le mental des jeunes adultes et des femmes. Parmi ces dernières, 32% déclarent des troubles psychiques, contre 20% des hommes. Les résultats sont même préoccupants pour les femmes de moins de 30 ans: la moitié admet un état émotionnel instable ou mauvais.

Chez 38% des jeunes adultes sondés, la crise a renforcé la solitude. Près d’un tiers des 18-35 ans évoquent une humeur dépressive et plus d’un cinquième a connu une aggravation de l’anxiété. Le fossé entre les plus robustes et les plus fragiles sur le plan psychique s’est creusé.

Les Suisses prennent du poids

De manière générale, depuis l’enquête de 2020 réalisée juste avant le premier confinement, la part des 18-35 ans à se dire pas tout à fait en bonne santé, voire malades, a grimpé de 16% à 26%. Cette tranche d'âge se sent d'ailleurs sous pression d'être toujours en bonne santé et performante: la pandémie a accentué la crainte de stigmatisation en raison de troubles psychiques.

La crise du coronavirus montre d'autres impacts différents selon l'âge: d'un sondage à l'autre, les plus de 60 ans n’ont pris en moyenne qu’un kilo. Mais les moins de 50 ans affichent 2.5 kilos de plus sur la balance. La consommation d'alcool et de tabac a augmenté, observent les auteurs de l'étude.

Du positif aussi

Malgré son omniprésence, le Covid-19 n'a été une expérience grave que pour 2% des sondés. Près de 60% des personnes interrogées affirment que la pandémie n’a pas influencé leur disposition générale à se faire vacciner. Parmi celles qui refusent le vaccin, 78% estiment exagéré le risque de Covid long dans le débat public.

La crise sanitaire a aussi eu des incidences positives: ainsi, avant le confinement, seule une personne sur trois ne déclarait aucun jour de maladie au cours des 12 derniers mois. En juin 2021, cette part a augmenté à 44%: les mesures de prévention ont ainsi contribué à freiner de façon générale les maladies transmissibles.

La dernière étude sur la santé CSS a été menée par l’institut de recherche Sotomo entre le 22 juin et le 7 juillet 2021. Elle porte sur un panel en ligne de 2274 personnes domiciliées dans les trois régions linguistiques. (sda/ats)

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