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L'épidémiologiste Marcel Salathé était membre de la Task force Covid-19 de la Confédération jusqu'en février 2021.
L'épidémiologiste Marcel Salathé était membre de la Task force Covid-19 de la Confédération jusqu'en février 2021.photo: keystone

Vacciné, l'épidémiologiste-star de l'EPFL raconte ses 4 jours au lit à cause du Covid

L'épidémiologiste Marcel Salathé a été contaminé par le coronavirus. Sur Twitter, il décrit comment il a vécu la contamination et la quarantaine, et en tire un bilan amer.
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23.12.2021, 05:4223.12.2021, 11:34

«Ma quarantaine finit ce soir», écrit Marcel Salathé sur Twitter mardi soir. Contaminé par sa fille, l'épidémiologiste a documenté en détail l'évolution de sa maladie. Il a partagé son vécu sur le réseau social Twitter.

Sa fille, âgée de douze ans, n'est pas encore vaccinée. Or, dans son école, les enfants n'ont jamais été testés. Pas une seule fois depuis le début de la pandémie. Les enfants n'ont pas non plus dû porter de masque.

«Il n'est pas surprenant que presque tous les élèves de sa classe aient été contaminés par le virus»

Au cours des derniers mois, l'infectiologue est devenu de plus en plus préoccupé par la possibilité que sa fille puisse également être infectée. «J'espérais que si elle attrape le virus, elle aurait une évolution bénigne.»

Au début, étant doublement vacciné, il ne se fait pas spécialement de souci pour lui-même. Mais dès lors que les données sur la baisse de la protection vaccinale ont commencé à s'accumuler, il souhaite procéder à la vaccination de rappel. En tant que personne de 46 ans en bonne santé, il ne figurait alors pas sur la liste des priorités.

Refusé pour le booster

Plus de six mois se sont déjà écoulés depuis la deuxième vaccination de Salathé lorsqu'il se rend dans un centre de vaccination pour demander un rappel.

Et pourtant, rien n'y fait: il se voit refuser l'accès à ce centre –et ce parce qu'il n'a pas pris rendez-vous. Il faut dire qu'à ce moment-là, le système de prise de rendez-vous pour sa tranche d'âge n'est pas encore en ligne. «Je n'oublierai jamais cette image», écrit-il.

«Le centre de vaccination presque vide où l'on me dit qu'on ne peut pas me vacciner sans rendez-vous, même si la dernière dose remonte à plus de six mois»

Le lendemain matin, l'autotest de sa fille se révèle positif. Heureusement, l'évolution de la maladie s'avère bénigne. Trois jours plus tard, son propre autotest est également positif. À ce moment-là, il n'a pour seuls symptômes qu'un petit mal de gorge et une toux. Puis vient le résultat du test PCR de sa fille: négatif.

«Pardon? Ma femme m'a alors dit qu'au moment du test, on ne lui avait fait qu'un bref prélèvement dans la gorge»
Marcel Salathé sur Twitter

Ils réclament alors un second frottis, nasal cette fois. Ce test-ci est effectivement positif.

L'évolution de la maladie

Salathé décrit son état comme très variable, avec l'apparition de symptômes divers et variés:

  • De la toux.
  • Des maux de ventre.
  • Un rhume.
  • Des maux de tête.
  • Sans oublier les éruptions cutanées occasionnelles.

Sa femme, vaccinée récemment, et son fils, dont la vaccination remonte à quatre mois seulement, ont tous deux été testés négatifs.

Le quatrième jour, les symptômes ont disparu. Mais l'épuisement persiste. «C'est la partie la plus étrange. Je me lève de ma chaise, je monte un escalier et mon pouls passe de 70 à plus de 120. Je suis en grande partie au lit pendant les quatre jours suivants», écrit-il.

Ce qu'il a appris?

«Le Covid, ça craint, même si la maladie est légère. Les autotests sont géniaux. Les vaccins protègent de la contagion si on les reçoit au bon moment.» Sa recommandation serait: «Prenez le booster dès que vous le pouvez».

Il conclut en affirmant que «nous sommes encore loin de pouvoir contrôler le problème. L'infection sévit dans les écoles et les mesures sont limitées. Les tests PCR ne sont pas effectués correctement, les autotests sont difficiles à obtenir. Et c'est maintenant qu'Omicron commence». Après 2 ans, il aurait souhaité que nous soyons en meilleure posture.

Traduit et adapté par anc

Et si on devait porter le masque à vie? Décryptage en vidéo.

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