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Covid: ce syndrome potentiellement grave qui inquiète les pédiatres

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Covid: ce syndrome potentiellement grave qui inquiète les pédiatres

Le Covid augmente les cas d'une maladie infantile potentiellement grave: le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique. Le variant Omicron n'y serait pas pour rien.
04.02.2022, 11:3904.02.2022, 11:54
Jonas Follonier
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Les hôpitaux accueillent de plus en plus d'enfants de 7 à 11 ans atteints du PIMS. Le PIMS? L'acronyme du Paediatric Inflammatory Multisystem Syndrome, le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique. Cette maladie inflammatoire potentiellement grave est plus fréquente depuis début décembre, a relevé Santé publique France vers la fin du mois de janvier.

En Suisse, selon la RTS, «l'Office fédéral de la santé publique a enregistré 131 cas entre le 24 février 2020 et le 2 janvier de cette année. Plus de la moitié des personnes étaient âgées de 7 à 11 ans. Et, dans cette tranche d'âge, près de la moitié des patients hospitalisés avec le Covid-19 ont développé ce syndrome.»

Conclusion:

«Cette augmentation est potentiellement à mettre en lien avec le variant Omicron»

Les symptômes

  • De la fièvre
  • Des diarrhées et des vomissements
  • Des chutes de pression artérielle et des syncopes

«Certains [enfants] présentent aussi des éruptions cutanées», précise à la RTS Serge Grazioli, médecin adjoint au Service de Néonatologie et Soins Intensifs Pédiatriques des HUG. Aussi, «un des motifs de consultation aux urgences est souvent une baisse de l'état général.»

«En discutant avec les parents et les enfants, les médecins ont constaté retrouver une infection asymptomatique ou peu symptomatique au coronavirus environ quatre à six semaines avant l'apparition des symptômes du PIMS», détaille la RTS.

L'explication scientifique

Que se passe-t-il dans le corps des enfants avec cette maladie inflammatoire? «Ils se présentent avec une sorte d'orage inflammatoire», décrit Serge Grazioli. Les médecins observent «la sécrétion d'importantes molécules de l'inflammation qui circulent en grande quantité dans les différents organes et, au lieu de se concentrer pour lutter contre une infection – contre le virus qui a disparu – ils vont commencer à atteindre différents organes et causer des lésions au cœur, aux vaisseaux sanguins, au cerveau et également au système digestif», explique-t-il au micro de l'émission «CQFD».

Que faire si un enfant présente ces symptômes?

«Pédiatrie suisse recommande l'orientation d'urgence de l'enfant vers une clinique pédiatrique, afin de recevoir une évaluation et de débuter un traitement précocement», relaie la RTS. Une grande majorité de ces enfants sont hospitalisés et 80% nécessitent un séjour aux soins intensifs, alerte Serge Grazioli. Qui tient toutefois à rassurer les parents:

«Même si ce syndrome peut paraître impressionnant, les enfants répondent très bien au traitement»

Les scientifiques n'ont pas encore assez de recul pour déterminer si ce syndrome provoque des effets à long terme. De même que pour affirmer si, oui ou non, le vaccin a une efficacité démontrée contre le PIMS. Reste que d'après le médecin spécialiste, aucun enfant vacciné n'a été concerné par une hospitalisation avec cette maladie.

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