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Des membres de la policer scientifique, le jour du drame. Montreux, 24 mars 2022.
Des membres de la policer scientifique, le jour du drame. Montreux, 24 mars 2022.image:watson

Drame de Montreux: les 5 questions d'un élu vaudois pour connaître la vérité

Yvan Pahud, président du groupe UDC au Grand Conseil vaudois, interpelle le gouvernement cantonal un mois et dix jours après le drame qui a coûté la vie à quatre membres d'une même famille, le 24 mars.
02.05.2022, 12:0203.05.2022, 09:34

Le drame de Montreux prend une dimension politique. Le député Yvan Pahud, président du groupe UDC au Grand Conseil vaudois, adresse cinq questions au gouvernement cantonal par voie d’interpellation. Il déposera sa requête mardi 3 mai. Le Conseil d’Etat dispose d’un délai de trois mois pour y répondre.

Watson a pris connaissance du texte rédigé par le représentant de l’Union démocratique du centre, élu du Nord Vaudois. Le titre de son interpellation est le suivant: «Drame de Montreux, le système mis en place actuellement est-il suffisant ou peut-il être amélioré afin d’éviter qu’un tel drame ne puisse se reproduire?»

Prenant acte de l’enquête judiciaire en cours sur cette tragédie qui a fait quatre morts et un blessé grave au sein d'un même foyer le 24 mars à Montreux, Yvan Pahud souhaite obtenir des informations sur la «nature des liens que les pouvoirs publics entretenaient avec cette famille française de cinq personnes».

Des dysfonctionnements?

Rappelons que le survivant du drame, un adolescent de 15 ans, suivait une scolarité à domicile, faisant l'objet d'un suivi administratif à l'échelon cantonal. Sa sœur de 8 ans, décédée avec ses parents et sa tante le 24 mars, non déclarée, n'avait pas d'existence légale auprès des autorités vaudoises.

Le député et président du groupe UDC assortit ses cinq questions d’une observation et d’une question préalables:

  • «Plusieurs acteurs sont potentiellement concernés: la municipalité de Montreux, le département cantonal de justice et police, celui de l’instruction publique, de même que les services de la protection judiciaire de la jeunesse.»
  • «Y aurait-il eu des dysfonctionnements, manque de base légale ou manque de communication à quelque échelon que ce soit, qui expliqueraient, par exemple, que la fillette de 8 ans morte à cette occasion, n’ait pas eu d’existence légale aux yeux des autorités vaudoises?»

Les 5 questions

Viennent ensuite les cinq questions soumises au Conseil d’Etat:

  1. La Direction générale de l'enfance et de la jeunesse (réd: ex-Service protection de la jeunesse) était-elle au courant de quoi que ce soit afférent à cette famille?
  2. Y a-t-il eu de la part de personnes physiques ou morales des informations relatives à cette famille qui seraient parvenues à quelque autorité que ce soit?
  3. La crise sanitaire liée au Covid a-t-elle empêché la DGEO (réd: Direction générale de l'enseignement obligatoire) d’effectuer des contrôles au domicile de cette famille?
  4. Le canton a-t-il cherché à entrer en relation avec le contrôle des habitants de la commune de Montreux afin de prendre des renseignements sur cette famille, et si non, pourquoi?
  5. Y a-t-il un environnement sectaire dans ce dossier, qui prendrait racine dans notre Canton ou plus particulièrement dans la région de Montreux, par exemple?

Comme l'a révélé watson, la DGEO, chargée de la surveillance de l'enseignement à domicile (plus de 800 mineurs concernés dans le canton de Vaud), a, durant les deux années de Covid, en 2020 et 2021, privilégié les visioconférences aux déplacements dans les familles pour s'assurer du bon déroulement de cet enseignement. Est-ce également par visioconférence que la scolarité à domicile de l'adolescent de 15 ans, le survivant du drame, a été contrôlée? Invoquant l'enquête en cours, la DGEO n'a pas souhaité s'exprimer sur ce cas particulier.

Porté par le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), dirigé pour quelques jours encore par la socialiste Cesla Amarelle (non réélue au Conseil d'Etat), un projet de révision de la loi sur l'enseignement privé entend durcir les conditions donnant droit à une scolarisation à domicile.

Les quatre personnes décédées dans le drame du 24 mars ont été inhumées jeudi dernier au cimetière de Montreux.

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