Suisse
Economie

Tamedia: 25 à 30 postes vont être supprimés

Golbach appartient
Tamedia annonce une nouvelle vague de licenciements.Keystone

Ce gros groupe médiatique suisse va virer 25 à 30 personnes

Tamedia, l'un des grands groupes médiatiques suisses, va supprimer 25 à 30 postes, dans le cadre d'une nouvelle «réorganisation».
27.01.2026, 15:1327.01.2026, 16:30

Le groupe Tamedia poursuit sa transformation: le «print» et le numérique seront séparés sur le plan organisationnel et gérés au sein de deux pôles d’activité distincts. La réorganisation entraînera une réduction de 25 à 30 postes équivalents plein temps.

Un plan social s’appliquera aux collaboratrices et collaborateurs concernés, annonce mardi Tamedia. L’organisation des rédactions reste inchangée et les marques clés ne sont pas concernées par la réduction des effectifs, est-il précisé.

Contacté, un porte-parole de Tamedia fait savoir que la réduction des postes dans le cadre de la prochaine étape de transformation concerne «principalement les secteurs commerciaux, tant en Suisse alémanique qu’en Suisse romande».

Evolution du comportement des lecteurs

Cette réorganisation est une réponse à l'évolution du marché et du comportement des lecteurs. À compter du 1er mars 2026, le «print» et le numérique seront gérés au sein de deux pôles d’activité distincts: Premium Digital et Premium Print & E-Paper, avec pour objectif d’accélérer fortement le développement du numérique et l'offre payante.

À l'échelle de l'entreprise, les nouvelles possibilités offertes par le développement technologique seront également exploitées. Tamedia veut miser encore davantage sur l’intelligence artificielle (IA). Ses activités dans ce domaine seront regroupées au sein de l’unité AI & Data, rattachée à la direction.

Encore plus d'IA

«La séparation organisationnelle des pôles print et digital nous permet d’améliorer encore l’orientation utilisateur de nos produits»
Jessica Peppel-Schulz, directrice générale de Tamedia

«La réduction de postes qui en découle est douloureuse», poursuit la cheffe, tout en ajoutant devoir assumer cette responsabilité afin de «donner un avenir au journalisme et à Tamedia».

Vagues successives de licenciements

Pour mémoire, le groupe zurichois, éditeur notamment des journaux 24 Heures, La Tribune de Genève, Bilan et Le Matin dimanche en Suisse romande, a lancé en août 2024 un vaste processus de réorganisation. Les rédactions avaient été touchées par une première vague de suppression d'emplois.

L'éditeur annonce encore un changement à la rédaction en chef de la Basler Zeitung (BaZ). L’actuelle rédactrice en chef adjointe de la BaZ, Nina Jecker, succédera à compter du 1er février 2026 à Marcel Rohr, qui après sept années de direction du titre prendra un nouveau mandat au sein de la rédaction.

«Vaine promesse»

Syndicom s'inquiète mardi des annonces de Tamedia concernant l'emploi, moins d'un an et demi après le dernier licenciement collectif. Le personnel soupçonne le groupe «d'éviter délibérément» le seuil de 30 collaborateurs concernés afin de contourner la procédure de consultation légale en cas de licenciement collectif, écrit le syndicat.

Il rappelle que l'éditeur s'était déclaré prêt à préserver les emplois existants au moins jusqu'en septembre 2026. Le gel des licenciements de deux ans promis fin 2024 s'avère être une vaine promesse de la part de la direction de l'entreprise, qui met ainsi en jeu sa confiance et sa crédibilité auprès du personnel, critique encore Syndicom.

(sda/ats)

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