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La table d'un restaurant fermé la cause du Covid-19. C'était en février 2021 à Lausanne.
La table d'un restaurant fermé la cause du Covid-19. C'était en février 2021 à Lausanne.image: keystone

Fêtes de fin d'année annulées dans les bistrots: la vague de chômage partiel menace

Le nombre élevé de cas et les nouvelles mesures pèsent sur la restauration. Les chiffres d'affaires s'effondrent à nouveau.
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25.12.2021, 17:4925.12.2021, 17:52
Roman Schenkel / ch media

Au milieu de l'année, l'espoir renaissait dans le secteur suisse de la restauration, touché par le Covid-19. Selon une enquête du Centre de recherches conjoncturelles (KOF), pour la première fois depuis le début de la pandémie, plus de la moitié des entreprises de l'hôtellerie et de la restauration s'attendaient à une augmentation du nombre de clients à leurs tables, dans les bars et dans les d'hôtel. En outre, la branche prévoyait la fin des réductions de personnel. Le nombre d'établissements souhaitant embaucher des collaborateurs a augmenté.

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Au troisième trimestre, pas mal de restaurants se sont donc bien portés. Le nombre d'établissements en chômage partiel a également diminué. En septembre 2021, 52 555 personnes étaient encore concernées par le chômage partiel, soit 7211 personnes de moins (-12,1%) que le mois précédent. Le nombre d'établissements concernés a lui aussi diminué de 978 unités (-9,8%) par rapport au mois d'août, passant à 9028. 20 4191 personnes étaient réparties dans 20 190 établissements au cours de la même période de l'année précédente.

Aujourd'hui, la crainte

L'année 2021 s'achève, toutefois, dans la désillusion et la crainte de voir les chiffres d'affaires s'effondrer à nouveau et pour plusieurs raisons:

  • Avec l'augmentation du nombre de cas.
  • Le variant Omicron.
  • Les nouvelles mesures.
«Malheureusement, il ne nous est plus possible de venir chez vous. A cause de la 2G+ pour les thermes, cela n'a plus de sens. J'annule donc tout. Je suis désolé pour vous. Nous gardons votre adresse pour une autre fois.»
Un client, par courriel

Ce n'est pas le premier message qu'un restaurateur et hôtelier argovien a reçu ces dernières semaines. Des refus pour des repas de Noël seraient arrivés pratiquement tous les jours, des chambres auraient aussi été annulées:

«Je n'ai pas eu d'autre choix que de déclarer à nouveau le chômage partiel à partir de la mi-décembre»

Il s'attend également à ce que ses employés soient au chômage partiel en janvier.

Des annulations au pire moment

«En fait, l'ensemble de la restauration devrait être sous tension jusqu'à Noël», déclare Urs Pfäffli, président de Gastro Zürich. Mais ce n'est pas le cas actuellement. Alors que les établissements avec de petites tables et à la carte ont eu de bonnes affaires à Noël et presque pas de pertes, les établissements avec des banquets ont été «durement touchés» par le nombre élevé de cas et les nouvelles mesures.

«Les annulations de grands groupes sont arrivées en masse»

Pour ces établissements, le mois de décembre est le moment le plus important de l'année pour les caisses.

Urs Pfäffli, président de Gastro Zürich, voit l'avenir en noir.
Urs Pfäffli, président de Gastro Zürich, voit l'avenir en noir.Bild: keystone

Sur le principe, la branche est heureuse de ne pas avoir dû fermer, mais les perspectives sont sombres. «Les nouvelles mesures nous toucheront à nouveau en janvier», relate Urs Pfäffli. La règle 2G exclut une partie de la clientèle potentielle et, en raison de l'obligation de travailler à domicile, moins de repas devraient être servis à midi:

«Je pars donc du principe que le nombre de restaurateurs qui recourent au chômage partiel va à nouveau augmenter.»

La morosité est la même partout

La Fédération de la restauration de Lucerne a recommandé à ses membres de s'inscrire au chômage partiel dès début décembre, raconte Thomas Tellenbach. «Beaucoup ont répondu à l'appel», explique son directeur.

«Dans les établissements de la ville, c'est le calme plat depuis plusieurs jours»
Thomas Burkhalter, président de Gastro Berne

La situation n'est donc pas différente dans la capitale suisse. Pour le président de Gastro Berne, Thomas Burkhalter, c'est surtout l'obligation de travailler à domicile qui a fait chuter les chiffres d'affaires. «En ville, c'est un plus gros problème que la règle 2G», dit-il. Les perspectives pour le mois de janvier, qui est en fait un bon mois pour la restauration, sont également mauvaises: «Le chômage partiel sera largement utilisé chez nous en janvier». Le restaurateur voit tout en noir jusqu'en mars: «de nombreuses réservations pour des événements et des congrès sont au point mort». Ce n'est qu'à partir de fin mars qu'il s'attend à un retour à la normale. (bzbasel.ch)

Adapté de l'allemand par jah

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