Voici pourquoi les contrôles sont plus lents qu'avant à l'aéroport
Les entrées et sorties de l'espace Schengen sont enregistrées dans le nouvel «Entry-/Exit-System (EES)». Toutes les personnes ne possédant pas de passeport d'un Etat membre de l'Union européenne, de la Norvège, de l'Islande, du Liechtenstein ou de la Suisse sont contrôlées.
Le système a été mis en place progressivement pendant plusieurs mois et est entré en vigueur dans l'ensemble de l'espace Schengen le 10 avril. A ce jour, 90 millions de personnes ont été enregistrées, a indiqué jeudi devant les médias à Luxembourg le commissaire européen aux affaires intérieures et à l'immigration Magnus Brunner. Cela représente environ deux millions d'enregistrements par semaine.
L'entrée sur le territoire a été refusée à 38'000 personnes, dont 1000 présentaient un risque pour la sécurité. Selon l'Autrichien, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion du Conseil de Schengen, l'EES est «extrêmement important» pour la sécurité de l'UE.
Collecte de données
Ce système ne s'applique qu'aux vols en provenance d'Etats en-dehors de l'espace Schengen. Or tous les pays voisins de la Suisse en font partie.
«Des temps d'attente plus longs ont été constatés pour les contrôles aux frontières et cela pourrait encore être le cas à l'avenir», indique une porte-parole de l'aéroport de Zurich-Kloten à Keystone-ATS. Cela s'explique par le fait que, conformément à la règlementation européenne, un dossier personnel est créé lors de la première entrée de ressortissants de pays tiers n'ayant pas de permis de séjour valable en Suisse ou dans un autre Etat Schengen.
Les données personnelles, les documents de voyage ainsi que les données biométriques sont collectés. «Le processus est donc assez long», poursuit la porte-parole. La police cantonale zurichoise est responsable de cette opération à l'aéroport de Kloten.
En principe, le système fonctionne de manière fiable et stable. Mais parfois, les temps d'attente peuvent atteindre une à deux heures. C'est notamment le cas lorsque plusieurs vols ne venant pas de l'espace Schengen arrivent en même temps. Les procédures devraient s'améliorer peu à peu avec l'expérience.
A Genève, l'impact des vacances de ski
L'aéroport de Genève a connu des temps d'attente plus longs encore en janvier et en février dernier, en raison des vacances de ski. «Le jour le plus chargé, l'attente était de deux heures et demie», déclare un porte-parole de l'aéroport. A cette période, il arrive que plus de 70'000 passagers transitent quotidiennement par l'aéroport.
A Genève, c'est l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) qui se charge des contrôles. Une porte-parole de l'OFDF indique que le système EES fonctionne globalement plutôt bien, tout en confirmant que les temps d'attente ont été prolongés. Les procédures sont constamment optimisées. (sda/ats)
