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Ukraine: la Suisse proposée pour des négociations sur la paix

epa13218179 Ukrainian President Volodymyr Zelensky speaks during a joint press conference with US Special Envoys for Peace, Steve Witkoff and Jared Kushner, at the Mariinsky Palace in Kyiv, Ukraine, 0 ...
Pour rappel, le dernier cycle de négociations trilatérales s'était achevé à Genève, en février de cette année, sans grands résultats concrets. (image d'illustration: Zelensky)Keystone

La Suisse pourrait accueillir de nouvelles négociations pour la paix en Ukraine

Le président Volodymyr Zelensky dit espérer, dès septembre, une reprise des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à la guerre en Ukraine. Et le pays hôte pourrait à nouveau être la Suisse.
08.09.2026, 19:5508.09.2026, 20:09

La Suisse pourrait de nouveau accueillir des pourparlers de paix sur la guerre en Ukraine. Volodymyr Zelensky a proposé mardi la Confédération, ainsi que la Turquie et les Émirats arabes unis, comme pays hôtes potentiels, écrivent nos confrères de la Aargauer Zeitung.

Pour rappel, le dernier cycle de négociations trilatérales s'était achevé à Genève, en février de cette année, sans grands résultats concrets.

Cette fois, il devrait à nouveau s'agir de négociateurs intermédiaires. Des rumeurs ont toutefois circulé, selon lesquelles une rencontre au sommet entre Trump et Poutine pourrait en réalité être envisagée.

L'Ukraine table sur une reprise des pourparlers

Le président ukrainien a dit mardi tabler sur une reprise, dès septembre, des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à la guerre en Ukraine. Cette déclaration intervient au moment où la Russie a repris ses frappes massives après une pause de trois jours.

Vladimir Poutine et Donald Trump ont pour leur part échangé mardi au téléphone lors d'une conversation «d'une extrême franchise», qui a porté sur la visite à Moscou et à Kiev des émissaires américains, a rapporté le Kremlin.

Steve Witkoff et Jared Kushner se sont rendus ce week-end dans les deux capitales pour relancer un processus diplomatique au point mort depuis février, plus de quatre ans après le début de l'invasion russe.

«Positif»

Malgré la reprise des bombardements, Zelensky s'est montré positif, indiquant que les émissaires avaient proposé de nouvelles idées, qui sont «tout à fait bonnes et méritent d'être prises en considération».

Sans détailler ces nouvelles propositions, le président ukrainien a annoncé, plus précisément, que Kiev allait se préparer à «faciliter la tenue d'une réunion trilatérale entre l'Ukraine, la Russie et les États-Unis» cet automne, «peut-être dès le mois de septembre».

Le conseiller diplomatique de Poutine, Iouri Ouchakov, a lui aussi jugé «positifs» les résultats de la visite des envoyés de Trump et indiqué que le «travail (...) se poursuivra».

Médiation de Washington

Les efforts de médiation entrepris par Washington en 2025 avaient abouti à plusieurs réunions entre Russes et Ukrainiens. Mais aucun plan de paix n'avait été confirmé, les deux camps n'étant pas parvenus à s'entendre sur la question des territoires revendiqués par Moscou.

L'Ukraine craint une poursuite des hostilités pendant l'hiver, période critique pendant laquelle la Russie a les moyens de frapper durement, comme en 2025, le réseau énergétique du pays.

«Les enfants pleuraient»

L'armée russe a d'ailleurs repris dans la nuit de lundi à mardi ses frappes sur la capitale ukrainienne, après une trêve de trois jours liée à la visite des émissaires américains.

De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev par des journalistes de l'AFP, qui ont vu des panaches de fumée ainsi que les lueurs d'un incendie. Au moins cinq personnes ont été tuées et 25 blessées dans cette attaque, qui a impliqué au moins 166 drones et des dizaines de missiles, d'après les autorités ukrainiennes.

«C'était terrifiant, nous avons à peine réussi à courir jusqu'au parking, qui tremblait de partout», a témoigné auprès de l'AFP Nina Kimova, 55 ans, qui a vu sa voiture «complétement brûler». «Les enfants pleuraient, et les animaux aussi. C'était très effrayant», ajoute-t-elle.

Selon le parquet de Kiev, au moins 14 immeubles résidentiels, une école, une clinique, 25 voitures, un supermarché et des entrepôts logistiques ont été touchés.

Le ministère russe de la Défense a, lui, affirmé avoir frappé des usines de fabrication de composants de drones et de missiles, des dépôts de munitions et des entrepôts militaires.

L'Ukraine ne communique quasiment jamais sur les dégâts infligés aux installations militaires.

Nouveaux missiles Patriot

«Dès le départ des émissaires de paix du président américain, (Vladimir) Poutine a lancé une nouvelle attaque massive et horrible contre Kiev», s'est indigné le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur le réseau social X.

Volodymyr Zelensky a pour sa part réitéré ses appels aux Occidentaux à lui fournir davantage de moyens de défense antimissile. Il a indiqué vouloir rencontrer Trump après le 20 septembre pour évoquer ce sujet.

A cet égard, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont annoncé leur intention d'envoyer d'urgence à l'Ukraine de nouveaux missiles Patriot, les seuls capables d'intercepter les missiles russes les plus avancés.

La Russie et l'Ukraine sont engagées depuis des mois dans une nette escalade des frappes à longue portée, qui visent des sites énergétiques, logistiques et portuaires, ainsi que des navires en mer Noire.

«Désescalade»?

Selon Volodymyr Zelensky, cité par le média américain Axios, Vladimir Poutine a signalé aux émissaires américains être disposé à entamer des négociations en vue d'une «désescalade» cet hiver, qui pourrait se traduire par une suspension par les deux camps des frappes sur des secteurs stratégiques.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a cependant écarté mardi une proposition turque d'arrêter les attaques en mer Noire, estimant qu'une telle initiative serait «irréaliste» et «impossible à surveiller». (ats/afp/dag)

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