Pourquoi l'Iran et les Etats-Unis ont préféré Nidwald à Genève
La déclaration d'intention censée lancer un processus de paix entre les Etats-Unis et l'Iran devrait être signée au Bürgenstock. C'est ce que nous affirmaient deux sources indépendantes jugées fiables avant confirmation par le Département fédéral des Affaires étrangères. Jusqu'à présent, tout laissait penser que l'événement aurait lieu à Genève. Mais plusieurs indices pointent désormais vers le complexe hôtelier de luxe surplombant le lac des Quatre-Cantons.
Selon nos informations, aucune nouvelle réservation n'est possible au Bürgenstock Resort jusqu'à dimanche. Les préparatifs liés à l'événement seraient déjà en cours. Sollicité, l'établissement n'a pas souhaité commenter.
Le Qatar en première ligne
La Suisse participe aux préparatifs logistiques, mais le rôle d'hôte devrait revenir au Qatar. L'émirat joue depuis plusieurs mois un rôle clé dans les discussions entre Washington et Téhéran. Son fonds souverain est par ailleurs propriétaire du Bürgenstock Resort. Le Pakistan, autre acteur impliqué dans la médiation, devrait également être représenté.
Peu après 15 heures, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé être en contact étroit avec les Etats-Unis, l'Iran, le Pakistan et le Qatar en vue de la signature d'un «Memorandum of Understanding» entre Washington et Téhéran sur sol suisse.
«Une telle signature est actuellement prévue le vendredi 19 juin au Bürgenstock», écrit le DFAE dans une prise de position. Selon le département, ce lieu a été proposé par les médiateurs pakistanais et qataris, ainsi que par les Etats-Unis et l'Iran. Le DFAE ne fournit pour l'heure aucun détail supplémentaire sur le déroulement de la cérémonie.
Le Bürgenstock s'apprête ainsi à redevenir l'un des centres de la diplomatie mondiale. Il avait déjà occupé le devant de la scène internationale lors du sommet sur l'Ukraine en 2024, lorsque la présidente de la Confédération de l'époque, Viola Amherd, y avait réuni des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement.
La directrice de la sécurité du canton de Nidwald, Karin Kayser-Frutschi, n'a pas souhaité s'exprimer lorsqu'elle a été contactée. Le département de la sécurité du canton de Lucerne n'a pas non plus fait de commentaire. (adapt. jah)
