Suisse
Interview

Jonas Lüthy est le nouveau président des Jeunes PLR suisses

Jonas Lüthy est le nouveau président des Jeunes PLR.
Jonas Lüthy est le nouveau président des Jeunes PLR.Image: Juri Junkov
Interview

«Nous devons être plus agressifs»: le président des Jeunes PLR se confie

L'étudiant bâlois Jonas Lüthy a été élu ce week-end à la tête des Jeunes PLR suisses. Du haut de ses 21 ans, il veut créer un nouveau style politique au sein des partis bourgeois – un style qui ferait la part belle aux émotions.
27.03.2024, 18:4927.03.2024, 19:32
Jonas Hoskyn / ch media
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Félicitations pour votre nomination. Quels sont vos objectifs à la tête des Jeunes PLR?
Jonas Lüthy: Merci beaucoup! Nous avons prouvé par le passé que nous pouvons remporter des succès, que ce soit au niveau de nos projets, en lançant des initiatives, ou en nous engageant pour des référendums. Il faut continuer sur cette lancée et augmenter la cadence. En même temps, nous devons avoir un style de campagne plus pertinent et plus agressif.

«Nous devons monter, surtout à la jeunesse de ce pays, que la politique libérale est en fin de compte profitable à tous»

Est-ce que les autres jeunes partis font mieux que les Jeunes PLR?
Il y a certainement des points sur lesquels nous pouvons nous inspirer de nos adversaires. Mais finalement, nous trouverons notre propre style.

Quelles sont vos priorités politiques?
Je ne les fixerai pas seul. Mais il y a différents thèmes qui me passionnent à titre personnel. Comme nous l'avons fait récemment avec l'initiative sur les retraites, nous présenterons des solutions à des problèmes urgents, qu'il s'agisse de migration, de santé ou de prévoyance.

Est-ce vraiment un bon exemple? Les trois quarts des votants ont justement rejeté le projet.
Je ne cherche pas à justifier le résultat. Bien sûr, nous aurions souhaité que l'initiative soit acceptée, ou du moins qu'elle recueille davantage de voix favorables. Mais ce qui me satisfait, c'est que nous les jeunes ayons réussi à faire aboutir l'initiative et à lancer un débat nécessaire. En parallèle, je suis convaincu qu'on reparlera bientôt d'un relèvement de l'âge de la retraite. Qui plus est, après l'acceptation de l'initiative pour une 13e rente AVS.

Quelles leçons avez-vous retirées de cette campagne?
La votation sur l'AVS a donné un signal clair. On l'a vu: le camp libéral doit mener de meilleures campagnes. Nous n'atteignons pas assez la population. Nous utilisons toujours les mêmes slogans, qui ne fonctionnent tout simplement plus.

«Nous devons nous réinventer. Nos idées sont complexes sur le fond, nous devons parvenir à les présenter plus simplement»

En tant que Jeunes PLR, nous pouvons communiquer de manière plus pointue et avec plus d'émotions, plus proche du ressenti de la population.

Bâle élira un nouveau parlement à l'automne. Vous verra-t-on bientôt sur les affiches électorales du PLR cantonal?
Je n'ai pas encore pris de décision. Il ne faut pas oublier qu'une telle fonction nationale prend beaucoup de temps. Quand je fais quelque chose, je suis du genre à le faire bien. Je ne me présenterai donc que si je peux me libérer du temps et m'engager en conséquence. Et puis, je travaille et je poursuis mes études à côté de ma nouvelle fonction de président de parti.

(Adaptation en français: Valentine Zenker)

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«Oups, c'était limite!» - Photo prise en mai 1957 à Zurich, où un homme est presque renversé par une voiture.
source: photopress-archiv / bischof
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