La Suisse appelle Israël à respecter le droit humanitaire à Gaza
La situation humanitaire dans la bande de Gaza est «catastrophique» et reste très instable, estime la Suisse, qui a signé une déclaration conjointe avec 19 Etats. Elle appelle Israël à respecter le droit international humanitaire, y compris un accès humanitaire sans entrave.
«L'accès aux services essentiels reste fortement limité», a relevé lundi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué publié sur son site en ligne. Sur les 36 hôpitaux, aucun n'est complétement opérationnel et la moitié est encore considérée comme partiellement opérationnelle, ajoute-t-il, citant l'ONU, qui parle d'un système de santé en situation d'effondrement.
Le DFAE pointe également l'insuffisance du système de gestion des déchets pour les 1,7 million de Palestiniens déplacés.
Les obligations d'Israël
La déclaration conjointe demande aux autorités israéliennes de ne pas appliquer le nouveau système d'enregistrement des ONG internationales sous sa forme actuelle, précise le communiqué. Elle rappelle aussi les obligations d'Israël en vertu du droit international humanitaire, notamment d'autoriser et de faciliter, sans délai, l'acheminement sûr, rapide et sans entrave de l'aide humanitaire à la population civile.
Outre la Suisse, la déclaration a été signée par l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, l'Irlande, l'Islande, le Japon, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Suède, la Slovaquie, le Royaume-Uni et la Commission européenne.
Le DFAE rappelle que, depuis novembre 2023, la Suisse a débloqué près de 174 millions de francs pour venir en aide à la population palestinienne, dont 150 millions de francs pour l'aide humanitaire. A cela s'ajoute, pour l'année en cours, un budget d'environ 31 millions de francs, dont près de 21 millions de francs pour l'aide humanitaire. (ats)
