Me Ludovic Tirelli est depuis jeudi l'avocat de la famille de Marvin, l'adolescent de 17 ans mort dans une course-poursuite avec la police lausannoise dans la nuit de samedi à dimanche. Me Tirelli défend par ailleurs les intérêts des proches de Roger Nzoy Wilhelm, ce Zurichois de 37 ans, métis d’origine sud-africaine, abattu le 30 août 2021 par un policier sur un quai de la gare de Morges, alors qu’il menaçait ce dernier d’un couteau, selon la version policière contestée par la partie civile.
Pourquoi avez-vous accepté de défendre les intérêts de la famille du jeune Marvin?
Me Ludovic Tirelli: Pour les soutenir dans la recherche de la vérité. Tenter d’apaiser leur douleur en contribuant à leur apporter des réponses valables aux nombreuses questions qu’ils se posent s’agissant des circonstances du décès de Marvin.
Dans quel esprit abordez-vous cette mission?
Je souhaite avant tout que le deuil de la famille soit respecté et que ce temps de recueillement soit préservé. Qu’ils n’aient pas à porter en plus le fardeau que peut constituer une telle procédure.
Vous êtes l’avocat de la partie civile dans l’affaire Nzoy. Quels points communs voyez-vous a priori entre ces deux drames, sans préjuger des enquêtes en cours dans un cas comme dans l’autre?
Il est beaucoup trop tôt pour tirer quelque comparaison que ce soit entre ces deux affaires en cours, chaque situation est différente et mérite une attention spécifique, ainsi qu’un traitement particulier. Il faut se garder des amalgames.
Selon vous, la police dans ses interventions fait-elle preuve de moins d’égards à l’endroit de populations non-blanches, en particulier d’origine africaine?
Vu les circonstances, ce n’est pas le lieu de me prononcer sur cette question.