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Une zadiste porte plainte contre la police

Lea (plaignante), Collectif des Orchidees, parle lors d'une conference de presse a la suite d'une plainte deposee par une Zadiste contre la police, ce mercredi, 14 juillet 2021 a Lausanne. Lors de l'evacuation de la ZAD du Mormont la police avait effetue plusieurs arrestations. (KEYSTONE/Cyril Zingaro)

Image: KEYSTONE

La police a procédé à l'arrestation de la zadiste alors que, selon ses dires, elle ne faisait que tenir le rôle 100% pacifique qui lui était dévolu. Pour son avocat, l'interpellation était illicite.



Une zadiste a porté plainte contre la police à la suite de l'évacuation du Mormont (VD). Elle estime que les forces de l'ordre n'ont pas respecté un accord conclu avant l'opération. Elle dénonce une répression démesurée et une criminalisation des militants du climat.

Embarquée de force et jetée au sol?

«Non, tout ne s'est pas bien passé. Beaucoup de choses se sont même mal passées», a expliqué mercredi Léa (prénom d'emprunt), devant la presse. Selon le collectif des Orchidées, qui regroupe les zadistes, le rapport de police récemment rendu public par le Conseil d'Etat «minimise», voire «occulte de réels problèmes».

Lors de l'évacuation, la jeune femme était «ground support». Portant gilet fluo et brassard, elle devait protéger les personnes suspendues dans les arbres, en signalant notamment les câbles qui les retenaient dans les hauteurs. Un accord avait été passé avec les responsables politiques et la police, selon elle.

Mais en cours d'opération, la police a procédé à son arrestation, alors qu'elle ne faisait que tenir le rôle 100% pacifique qui lui était dévolu, raconte-t-elle. Six policiers l'ont embarquée de force, jetée au sol, menottée puis emmenée à la Blécherette.

«Fausse accusation»

Après avoir passé une nuit au poste de police, elle comprend qu'elle est notamment accusée de violences et de menaces contre agent. Une «fausse accusation», dénonce-t-elle, qui sera d'ailleurs abandonnée quelques jours plus tard par la justice.

«Cette interpellation était illicite»

Hüsnü Yilmaz, avocat de la zadiste

L'avocat de Léa* a porté plainte, le 30 juin dernier, pour:

Il réclame l'ouverture d'une enquête pénale, pour notamment examiner les circonstances de l'accord conclu avec les autorités et déterminer quand et pourquoi il a été rompu.

Fichage généralisé

D'une manière générale, le collectif dénonce la répression disproportionnée qui s'abat sur les zadistes. Le Ministère public a demandé d'établir un profil ADN de toutes les personnes évacuées, ce qui correspond à «un fichage généralisé», dénoncent-ils.

Selon le collectif, une deuxième plainte contre la police aurait été déposée par une personne qui faisait partie de l'équipe des soignants. Celle-ci aurait été embarquée par la police et laissée sans eau au soleil, victime d'une insolation et déshydratée. (ats/hkr)

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