Le prix de l'essence s'envole au pire moment pour les Suisses
En Suisse, le litre de sans plomb s'affiche à 1,92 franc en moyenne à la pompe, contre 2,10 francs pour le diesel. De tels prix n'ont plus été vus depuis le début de la crise au Moyen-Orient de mai, relève la RTS.
En quelques jours, la hausse a atteint une dizaine de centimes, en plein pic des départs en vacances. Dans un camping genevois où se sont rendus nos confrères de la RTS, les vacanciers admettent devoir s'adapter pour ne pas dépasser leur budget, notamment avec des pleins effectués en France et certaines restrictions de loisirs.
Des baisses plus lentes que les hausses
Si les prix grimpent vite, ils redescendent bien plus lentement, une incertitude que le TCS attribue à l'impossibilité de prévoir l'évolution des cours.
Le secteur des cars est également touché, comme l'indique François Buchard, directeur de Buchard Voyages, qui répercute la hausse sur ses clients jusqu'en octobre, ce qui représente «deux francs par client et par jour»:
Le détroit d'Ormuz au centre des préoccupations
Le TCS le souligne: en Suisse, les prix du carburant dépendent surtout des cotations de la Bourse de Rotterdam, du cours du dollar et des tensions géopolitiques.
En ce sens, le conflit qui secoue le Moyen-Orient, particulièrement autour du détroit d'Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, perturbe profondément les chaînes d'approvisionnement et incite les assureurs à durcir la couverture des pétroliers, ce qui peut pousser certaines compagnies maritimes à éviter la zone et donc réduire plus fortement encore l'offre disponible.
Malgré les réserves stratégiques, une telle perturbation prolongée pèse tout de même sur les prix en Suisse, entièrement dépendants des importations et sensibles au cours du franc face au dollar. (ysc)
