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Vers une lutte plus efficace contre les fraudes alimentaires

Les exemples avérés de fraude en Suisse sont nombreux. (image d'illustration)
Les exemples avérés de fraude en Suisse sont nombreux. (image d'illustration)Image: Keystone
Les fraudes alimentaires devraient être réprimées plus efficacement en Suisse, et les sanctions devraient être plus dures. C'est ce que demandent deux motions de gauche adoptées lundi par le National.
13.12.2021, 19:2214.12.2021, 06:06

Poulet hongrois, huile d'olive, viande de cheval... les exemples avérés de fraude alimentaire en Suisse sont nombreux. Mais manifestement, la Confédération n'y regarde pas d'assez près, estime la conseillère nationale Martina Munz (PS/BE). «Ce qui affaiblit la confiance dans l'industrie alimentaire et, dans le pire des cas, met en danger notre santé.»

Les bases légales et le personnel de contrôle font défaut. Le Conseil fédéral devrait instaurer une commission d'experts chargée d'assurer la coordination et l'échange d'informations avec les autorités compétentes de l'UE. Cette commission proposera aussi de nouvelles bases légales pour pouvoir intervenir.

C'est quoi une fraude alimentaire?
La fraude alimentaire est la production et/ou la mise sur le marché intentionnelle de produits alimentaires non conformes à des fins de gains économiques pouvant affecter la santé du consommateur.

«La Suisse en fait déjà assez»

L'UDC combattait le texte. La Suisse en fait déjà assez, a répété Andreas Glarner (UDC/GL) à plusieurs reprises. Il ne faut pas créer de nouvelles lois et de nouvelles commissions. En vain. Au vote, la Chambre du peuple a soutenu la motion socialiste par 118 voix contre 64.

Dans la foulée, il a soutenu une motion similaire de Sophie Michaud Gigon (Verts/VD) par 121 voix contre 59. Elle demande au Conseil fédéral de réprimer plus durement les cas de fraude alimentaire et de favoriser l'échange d'informations entre les autorités.

Face à ce phénomène, la Suisse a une législation peu dissuasive. En outre, elle manque d'informations des pays voisins, n'étant pas reliées au réseau de lutte coordonnée contre la fraude alimentaire dont dispose l'Union européenne, a déploré la secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs (FRC).

Le Conseil des Etats devra encore se prononcer. Le Conseil fédéral soutenait les deux textes. (ats)

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Pour ou contre l'expérimentation animale? Tout comprendre en 6 points
Le 13 février prochain, le peuple se prononce entre autres sur l'initiative «Oui à l'interdiction de l’expérimentation animale et humaine». Qualifiée de dangereuse par les opposants et de nécessaire par les initiants. On vous explique tout.

C'est un sujet qui revient régulièrement à la table des parlementaires: l'interdiction de l'expérimentation animale. Le peuple a déjà voté et rejeté par trois fois de telles initiatives. La première en 1985 (à 70%), puis en 1992 (à 56%) et en 1993 (à 72%). En Suisse, environ 550 000 animaux ont été utilisés pour des expériences durant l'année 2020. La majorité étant des souris, suivies par des oiseaux et des rats. La plupart des expériences sur des animaux sont effectuées par des hautes écoles et l'industrie.

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