L'UDC veut «mettre un terme à la destruction de la Suisse»
L'UDC a lancé samedi à Bulle (FR) sa campagne en vue des fédérales en demandant plus d'indépendance, de responsabilité individuelle, de liberté et de patriotisme. Le parti s'en est pris samedi à Bulle (FR) à la gauche et «aux vendus qui s'attaquent à l'autodétermination de la Suisse et qui poussent à un rapprochement avec l'UE».
Marcel Dettling a indiqué que depuis 2023, l'UDC a gagné 68 sièges dans les parlements cantonaux, où il compte aujourd’hui 622 députés. Le président du parti a lancé devant 440 personnes réunies dans la halle de l'entrepreneur fribourgeois Jean-François Rime:
Le conseiller national (SZ) s'en est aussi pris aux Bilatérales III en critiquant les parlementaires fédéraux «qui veulent empêcher une votation populaire avec l'aide empressée des marionnettes de Bruxelles que sont les conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Beat Jans».
Les «traités de soumission» vivement critiqués
Magdalena Martullo-Blocher a déclaré que les Bilatérales III sont «des traités de soumission». Pour la conseillère nationale (GR), «la gauche et les vendus trahissent la Suisse au profit de l’UE».
Selon la fille de Christoph Blocher, le Conseil des Etats a reconnu qu’avec ce traité, la Suisse «perdrait sa souveraineté». Sous la pression, une majorité s’est prononcée en faveur de l’exigence de la double majorité du peuple et des cantons. Elle a cependant prévenu:
Pour la Grisonne, «il faut informer dès maintenant largement la population pour pouvoir défendre nos droits». Selon elle, seul «le peuple peut encore mettre un terme à cette folie».
Un ticket avec au moins un Romand demandé
Le conseiller fédéral Albert Rösti a expliqué qu'il faut se battre pour cette Suisse unique, sa démocratie directe et ses institutions, dont la constitution du Conseil fédéral. «Cela permet une stabilité», si l'on compare aux pays voisins, a-t-il ajouté.
La succession de Guy Parmelin au Conseil fédéral a également été abordée. Le Valaisan Jérôme Desmeules a demandé un ticket UDC qui ressemble à la Suisse avec au moins un Romand. La Genevoise Céline Amaudruz est candidate.
Refus d'une hausse de la TVA pour l'AVS
Lors de l'assemblée, les délégués ont aussi voté les mots d'ordre en vue des votations du 29 novembre. Ils ont refusé par 290 voix contre trois l'arrêté demandant un financement additionnel de l'AVS par le biais d'un relèvement de la TVA de 0,4 point.
Les délégués ont par contre accepté l'initiative populaire «Oui à des impôts fédéraux équitables pour les couples mariés» par 274 oui, 9 non et 3 abstentions.
Les membres du parti ont aussi approuvé par 271 oui, 16 non et 6 abstentions la loi fédérale sur le matériel de guerre. Concernant l'initiative «Pour une limitation des feux d'artifice», le comité central de l'UDC a décidé vendredi soir à l'unanimité de s'y opposer. (btr/ats)
Selon le parti, le Valais connaît déjà les effets d'une ouverture des frontières sans protection des producteurs. L'Interprofession de la vigne et du vin du Valais a notamment renoncé cette année à fixer un prix indicatif du raisin, face à un marché «inondé par des vins étrangers vendus en dessous des coûts de production», indique samedi le parti dans un communiqué.
Le Valais, premier vignoble de Suisse avec 4578 hectares et plus de 18 000 propriétaires, traverse déjà une crise profonde. L'accord avec le Mercosur ouvrira une nouvelle brèche, en accordant un contingent de 50 000 hectolitres de vin rouge sans droits de douane.
Quant aux éleveurs, ils seront aussi fragilisés: l'accord ouvre la porte à 3000 tonnes de bœuf, 1000 tonnes de volaille, 200 tonnes d'agneau et 2000 tonnes de miel sans droits de douane, en plus d’un accès en franchise dans les contingents de l’OMC.
L'UDC du Valais romand estime les sacrifices trop lourds pour l'agriculture. Elle mènera la campagne avec ses propres arguments. Le référendum a été lancé cette semaine par une alliance regroupant plusieurs ONG, les partis des Verts et du Parti socialiste et plusieurs acteurs de la société civile.
