ciel couvert
DE | FR
Suisse
Poutine

Guerre en Ukraine: Poutine voulait acheter une villa suisse

Poutine voulait acheter une villa suisse pour se cacher avec sa maîtresse

En 2008 le président russe aurait voulu acheter une mystérieuse villa-bunker à Gletterens, dans le canton de Fribourg. Son but? Se mettre à l'abri avec sa maîtresse.
17.03.2022, 16:0817.03.2022, 16:35
Henry Habegger / ch media
Plus de «Suisse»

Les gens du coin l'appellent la «Villa-Bunker». Elle se trouve dans les bas de Gletterens, au bord du lac de Neuchâtel, sur une parcelle de 45 000 mètres carrés au milieu de la zone agricole. La villa s'appelle «La Châtelaine» et a fait la une des journaux internationaux en 2008. Pourquoi? Parce que le président russe Vladimir Poutine aurait jeté son dévolu sur cette luxueuse construction isolée et à l'épreuve des bombes nucléaires. C'est ce que rapportait à l'époque le Blick. La villa appartenait à un Britannique qui l'avait acquise quelques années auparavant, apparemment pour la revendre avec un bénéfice.

Autor der Mike-Pence-Biografie: «Oh boy. Mike Pence möchte Präsident werden, keine Frage.»
@redeye70: Ich denke nicht, dass sich diese US-amerikanische "Erbmonarchie"-Strategie auf R ...
Vladimir Poutine et Alina Kabajewa.Source: keystone

L'achat de la maison devait passer par un proche de Poutine

Selon les informations de l'époque, une grande banque suisse était en contact avec un parent de Poutine et les premières visites avaient déjà eu lieu. Le dirigeant russe aurait voulu acheter la mystérieuse villa afin de se prémunir contre des temps incertains pour lui et sa maîtresse Alina Kabaeva.

Cette dernière, 38 ans, se trouverait actuellement au Tessin. Lorsqu'il a déclenché la guerre contre l'Ukraine, Poutine (69 ans) l'aurait mise à l'abri en Suisse, ainsi que les quatre enfants qu'ils auraient eus entre-temps.

En avril 2008, lorsqu'il a été question d'acquérir la villa-bunker de Gletterens, Poutine était alors le président sortant et devait être remplacé par Dmitri Medvedev. Il n'était pas certain, disait-on alors, que Poutine puisse se maintenir au pouvoir. Celui-ci cherchait apparemment un refuge sûr pour lui et sa famille, au cas où.

En 2008, Poutine aurait été sur le point de se marier avec une gymnaste

D'autre part, en avril 2008 également, le journal russe Moskovskij Korrespondent avait annoncé que Poutine avait divorcé de sa femme et qu'il allait épouser la gymnaste Kabaeva, alors âgée de 24 ans. Le fait que de telles informations aient été publiées par un journal était pour les observateurs un indice possible que le pouvoir pouvait échapper à Poutine. Mais le maître du Kremlin a manifestement eu le dessus, le journal a fermé quelques jours plus tard.

Alina Kabajewa
Alina KabajewaBild: Imago

La mystérieuse villa «La Châtelaine», située en contrebas du village agricole de Gletterens, avait été construite à la fin des années 70 par un Américain tout aussi mystérieux, apparemment né en Belgique, du nom de Maurice Kingsley. Son coût? Plus de 25 millions de francs. La manière dont il avait obtenu l'autorisation du canton et de la commune n'a jamais été clarifiée. En surface, deux étages sont visibles, la majeure partie de la surface utile de 15 000 mètres carrés se trouve sous le sol.

Un tunnel automobile de 100 mètres de long, sécurisé à l'extérieur par des portes en acier, mène à la villa. L'aménagement intérieur était luxueux, mais le cœur de cette construction à l'épreuve des bombes était un gigantesque centre de calcul relié directement aux Etats-Unis. Les rumeurs parlaient de liens avec la CIA.

Marchands de devises ou d'armes ?

Kingsley était un banquier, soi-disant un génie de l'informatique, qui s'était enrichi grâce à des transactions de change rapides. Mais on disait aussi, et la thèse de la CIA pourrait s'y prêter, que l'Américain, qui résidait auparavant dans le canton de Vaud, était, en fait, actif dans le commerce des armes. Quoi qu'il en soit, les riverains étaient unanimes pour dire qu'il avait constamment peur d'être victime d'un attentat. L'Américain n'a pas tenu longtemps dans sa villa-bunker avec une piste d'atterrissage pour hélicoptère sur le toit, il est parti quelques mois plus tard.

En 1986, il a vendu le bunker de luxe à un spéculateur immobilier qui a fait faillite peu après. Kingsley lui-même serait mort en 1986 dans l'explosion de son yacht de 60 mètres. Sa peur de la mort ne semble en tout cas pas avoir été sans raison.

Les informations publiées à l'époque par le Blick sur l'intérêt de Poutine pour la villa provenaient de cercles proches des services de renseignement et des banques. Il pouvait s'agir d'une tentative d'empêcher Poutine d'acheter effectivement le bunker au bord du lac de Neuchâtel.

A l'image de ses amis oligarques, il est évident que Poutine cherchait la sécurité que peuvent offrir les luxueuses propriétés helvétiques. De son côté, le Kremlin dément régulièrement toutes ces informations: la vie privée du souverain russe est taboue.

The Clinica Sant Anna di Lugano in Sorengo the southern part of Switzerland is pictured on Friday, March 13 2015. Several Media spread the rumor of Vladimir Putin's girlfriend Alina Kabajewa givi ...
Bild: KEYSTONE/TI-PRESS

Le Tribunal fédéral bloque la transformation de la villa

Aujourd'hui, la villa-bunker qui surplombe le lac de Neuchâtel appartient à la banque britannique Barclays. Selon Le Temps, elle a été achetée en 2012 pour 17 millions de francs.

La banque voulait dernièrement construire un grand centre hospitalier et résidentiel pour personnes aisées sur le site, mais ces plans ont été contrecarrés par le Tribunal fédéral. Il est désormais certain que le terrain doit être utilisé à des fins agricoles.

Adapté de l'allemand par ff

Des activistes français s'introduisent dans le «Palais de Poutine»
Video: watson
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«Ma première critique, je me suis fait détruire»: Joël Dicker sort son 7ᵉ roman
A l'occasion de la publication de son septième roman, Un Animal Sauvage, nous sommes allés à la rencontre de l'écrivain suisse le plus lu de la planète. Entre le travail d'écriture, la création de sa propre maison d'édition et une séance de course à pied, comment le Genevois gère-t-il le quotidien? Interview.

Genève, une chambre de l'Hôtel Fairmont, moquette rouge moelleuse et vue sur le jet d'eau, dans la lumière grise de février. Il est 12h20, Joël Dicker nous reçoit avec un peu de retard. En plein marathon promotionnel pour son dernier livre, Un Animal Sauvage, il vient d'avaler une salade sur le pouce. Il s'excuse avec un large sourire et une franche poignée de main. On ne s'attendait pas à autre chose de la part de l'écrivain le plus rigoureusement sympa de la littérature francophone.

L’article