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Gilles Marchand, Generaldirektor SRG spricht an einer Medienkonferenz, am Freitag, 16. April 2021, in Bern. Die Leitung der SRG nimmt Stellung zu Belaestigungsvorwuerfen vom November 2020. (KEYSTONE/Peter Schneider)

Gilles Marchand, directeur général de la SSR, Berne, 16 avril 2021. Image: KEYSTONE

Le Syndicat suisse des mass médias menace la SSR d'une action en justice

Le Syndicat suisse des mass médias (SSM) juge «insuffisantes» les mesures prises par la SSR dans la foulée du rapport présenté ce jeudi matin aux employés par le Collectif de défense. Il en a particulièrement après l'actuel directeur général de la SSR, la Société suisse de radiodiffusion, Gilles Marchand.



Le Syndicat suisse des mass médias (SSM) s’estime floué. Il menace d'une action en justice la Société suisse de radiodiffusion (SSR), organe de tutelle de la RTS, a appris watson auprès de Jamal Al-Amine, secrétaire au SSM. Le SSM souhaite avoir accès au rapport complet sur les dysfonctionnements au sein de la chaîne publique romande, celui en partie rendu public le 16 avril sur la chaîne de responsabilité. Le SSM n’a eu droit qu’à un résumé de ce rapport. Il veut que la SSR le lui remette en entier. D’où ses menaces d'action judiciaire.

Le SSM a convoqué le personnel de la Radio Télévision Suisse (RTS) à une assemblée en ligne ce jeudi à 17 heures, pour décider des suites, en relation, d’une part, avec le rapport du 16 avril, d’autre part, avec celui du Collectif de défense (CDD) présenté ce matin aux employés de la RTS.

Le SSM accuse la SSR de «protéger Gilles Marchand»

Le Syndicat suisse des mass médias juge «les mesures annoncées aujourd’hui insuffisantes». «Nous voulons une enquête sur la chaîne de responsabilité», exige le SSM par la voix de Jamal Al-Amine. «Or la SSR s’y refuse. Elle s’y refuse pour protéger Gilles Marchand, selon nous», poursuit le secrétaire syndical. Actuellement directeur général de la SSR, Gilles Marchand fut auparavant directeur de la RTS.

Rappelons que le rapport du Collectif de défense, présenté ce matin aux employés de l’audiovisuel public, fait suite au rapport du 16 avril, établi notamment sur la base du travail accompli par le cabinet d’avocates genevois Meier, Troillet, Raetzo, et qui portait uniquement sur l'étude de trois cas, dont celui Darius Rochebin, finalement blanchi. Le rapport du CDD, lui, repose sur plus de 200 témoignages recueillis de novembre à fin janvier auprès du personnel de la RTS.

Si le Syndicat suisse des mass médias n’a pas eu accès à l’entier du rapport du 16 avril, il dispose en revanche de l’intégralité de celui rédigé par le Collectif de défense. C’est en effet le SSM et la RTS – en clair, le syndicat et la direction de la chaîne publique – qui ont tous deux mandaté le CDD, un organe indépendant composé de quatre avocats, trois femmes et un homme.

Clauses de confidentialité

Le SSM sait donc tout de ce dernier rapport, notamment des noms qui y figurent (et qui n’ont pas été dévoilés ce matin au personnel de la RTS). Il est tenu par des clauses de confidentialité. Qu’il entend respecter. Mais ce faisant, il se sent comme empêché d’aller plus loin en besogne. En lien avec le rapport présenté ce matin, il reproche à la SSR de donner son feu vert uniquement à des enquêtes portant sur des faits susceptibles d’avoir une qualification juridique, mais de refuser une ou plusieurs enquêtes sur ce qu’il appelle «la chaîne de responsabilité».

«Simonetta Sommaruga doit être informée»

Il demande par ailleurs à ce que le rapport du CDD soit remis dans son intégralité à la «ministre de tutelle», Simonetta Sommaruga, laquelle avait eu connaissance du précédent rapport, celui du 16 avril. «L'affaire n'est pas réglée», avait-elle commenté sèchement, semblant irritée par ce qu'elle y découvrait.

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