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SSR et médias privés pactisent contre l'initiative de l'UDC

SSR et médias privés signent un pacte contre l'initiative de l'UDC

La SSR et les médias privés s’unissent contre l’initiative UDC visant à réduire la redevance, malgré la dissidence d’un éditeur important.
15.05.2025, 12:2815.05.2025, 12:28

La SSR et les éditeurs alémaniques (VSM) ont annoncé un accord de coopération qui prévoit une limitation des activités en ligne du média de service public. En échange, le VSM (mais pas le TX Group (Tamedia)) rejette l'initiative pour réduire la redevance radio-TV à 200 francs.

Editeurs et SSR ont perdu trop de temps dans les querelles ces dernières années, alors que les médias perdent toujours plus de terrain face aux grandes plateformes de l'internet, a déclaré jeudi à Lucerne la directrice générale de la SSR, Susanne Wille, juste avant l'ouverture du Swiss Media Forum. Elle s'est dite reconnaissante du soutien des éditeurs contre l'initiative visant à réduire drastiquement les moyens du service public.

«Le vent a tourné»

Le président du VSM Andrea Masüger a estimé pour sa part que le «vent a tourné» à la SSR avec l'arrivée de Susanne Wille à la tête du média de service public. La «percée» annoncée jeudi est importante pour l'avenir du journalisme en Suisse. Le Grison a souligné que le système est sous forte pression, avec les trois quarts des revenus publicitaires aspirés par des géants comme Google ou Facebook.

L'accord, qui sera soumis à la Commission de la concurrence (Comco) pour un examen du point de vue du droit des cartels, est valable jusqu'à fin 2028, soit jusqu'à la fin de l'actuelle concession de la SSR.

Die Generaldirektorin der SRG, Susanne Wille, links, und der Praesident des Verlegerverband Schweizer Medien, VSM, Andrea Masueger, rechts, anlaesslich einer Medienkonferenz beim Swiss Media Forum vom ...
Susanne Wille et Andrea Masüger.Keystone

Le TX Group, plus grand groupe de médias privés de Suisse qui est pourtant membre du VSM, n'en fait pas partie, précise le communiqué. Mais l'entreprise zurichoise continuera à participer aux discussions, dans le but de «parvenir à un système médiatique complémentaire entre les diffuseurs privés et publics».

Web «existentiel» pour la SSR

L'accord reconnaît que l'offre en ligne revêt une importance «existentielle» pour la SSR. Sur le web, celle-ci se concentrera cependant encore davantage sur son coeur de métier, la radio et la TV. Ses textes y seront limités à 2400 signes.

Dans le domaine des droits de retransmission de compétitions sportives, une pierre d'achoppement ces dernières années, la SSR prendra davantage en compte les intérêts des privés. Elle pourrait aussi soumissionner pour certains droits en partenariat avec des privés.

Elle mettra à disposition des privés des images sans logo et accueillera des contenus des privés sur sa nouvelle plateforme de streaming, appelée à remplacer dès l'année prochaine l'actuelle «Play Suisse». Une collaboration est également prévue dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) et des droits voisins. (jah/ats)

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