Suisse
Russie

Sanctions contre la Russie: Bill Browder critique la Suisse

Sanctions contre la Russie: «la Suisse fait partie du problème»

Sanctions contre la Russie: Bill Browder critique la Suisse
Bill Browder avait cofondé une grande société d'investissement en Russie.Keystone
Celui qui estime être «l'ennemi numéro 1 de Vladimir Poutine» pour ses prises de position contre le Kremlin, explique pourquoi Berne doit continuer à isoler financièrement la Russie.
14.08.2023, 05:1514.08.2023, 13:26

L'activiste et ancien investisseur britannique Bill Browder demande à la Suisse d'appliquer les sanctions contre la Russie à l'unisson avec l'Union européenne (UE). Il s'oppose au versement à des Russes de fonds confisqués.

Si la Suisse devait restituer ces fonds confisqués, le pays se retrouverait au centre d'une crise internationale, avertit-il, parlant de 14 millions de francs, qui doivent être remboursés à des Russes figurant sur la liste des sanctions des Etats-Unis.

Bill Browder avait cofondé la société londonienne Hermitage Capital en Russie, qui était conseillée par l'avocat russe Sergueï Magnitski. Ce dernier est mort dans une prison moscovite en novembre 2009 après avoir dénoncé un détournement massif d'argent au détriment de l'Etat russe.

Dans l'interview, publiée lundi par les journaux du groupe de presse CH-Media (dont watson fait partie), il dit vouloir isoler financièrement la Russie du reste du monde. Or, selon lui, la Suisse fait partie du problème:

«Elle doit devenir enfin propre et rallier le monde civilisé lorsqu'il s'agit de questions financières. Les Etats-Unis sont la main qui sauve»

Commission Helsinki

En juillet, le Britannique avait connu un succès dans sa critique de la Suisse, en ralliant à sa cause la commission américaine Helsinki, qui avait demandé des sanctions contre trois Suisses, dont l'ancien procureur général de la Confédération Michael Lauber.

La commission, un organe indépendant du gouvernement américain, leur reprochait d'avoir aidé des Russes sanctionnés à accéder à des fonds gelés en Suisse. Le Ministère public de la Confédération et l'ex-magistrat ont rejeté ces accusations. (ats/jch)

La Suisse et ses sanctions font rire les américains
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
«Holy Cow» sacre un burger et ouvre un drive en Romandie
Pour la première fois de son histoire, la chaîne fondée à Lausanne intègre durablement un burger éphémère à sa carte: le «Röstigraben», avec rösti et vacherin fribourgeois dégoulinant, censé unir les Suisses. L’occasion de faire le bilan et d’évoquer les différences culturelles de part et d’autre de cette frontière avec son directeur, Adrian Stadelmann. Qui nous révèle aussi quelques secrets. Grand entretien.
Pour démarrer par ce burger, le Röstigraben, il est rare de voir un produit temporaire entrer dans le menu permanent. La clientèle aime l'exclusivité, la nouveauté. Pourquoi avoir fait ce choix?
En effet, les produits plus limités attirent l’attention. Disons que le Röstigraben a son histoire. A l’interne, chaque année, on organise un Burger Creativity Challenge autour d’un thème ou d’une collaboration avec une entreprise suisse. Lors de cette édition, il s’agissait d’une collaboration avec le «Vacherin Fribourgeois». Il consiste à demander à chaque équipe de nos restaurants de préparer une recette. On évalue celle-ci sur différents critères.
L’article