Le géant de l'ameublement qui compte environ 3500 collaborateurs et collaboratrices en Suisse a décidé unilatéralement d'augmenter massivement les salaires de ses employés les plus précaires. Ainsi, le salaire minimal chez Ikea passera à 4300 francs suisses, contre 4000 francs aujourd'hui. La rémunération la plus basse dépassera donc le salaire minimum genevois fixé à 4215 francs par mois pour un 100% à 40 heures hebdomadaires.
Janie Bisset, la patronne d'Ikea Suisse, explique la mesure de cette manière:
Le communiqué qui nous a été adressé souligne que «les équipes de restauration, vente et logistique seront avant tout concernés. Cette hausse de 7,5% s’applique également aux collaborateurs et collaboratrices sans formation professionnelle.»
A titre de prestation accessoire, le groupe suédois subventionne aussi les transports publics à leurs employés à hauteur de 85% ou 1250 francs maximum.
Ikea ne semble pas être la seule entreprise à compter remonter ses salaires, alors que l'inflation est toujours présente, que les prix de l'énergie, des logements ou des primes maladie augmentent. Selon une enquête qu'UBS a mené auprès de 345 sociétés, les salaires en Suisse devraient en moyenne évoluer positivement de 1,4%.
UBS relativise en indiquant que les plus faibles augmentations se verront offrir dans le secteur des médias, de la construction et du commerce de détail. Ces trois secteurs pourraient donc s'attendre à une augmentation de 1% en moyenne. Bien loin des 7.5% offerts par Ikea.
En Suisse, en 2023, le revenu annuel médian s'élevait à 84 500 francs.
(hun)