Des «premiers succès» pour les grands brûlés de Crans-Montana
La Suva met en avant vendredi des «premiers succès» dans la réadaptation des victimes de l'incendie de Crans-Montana. Depuis les événements, 16 patients et patientes gravement brûlés ont été pris en charge dans les cliniques de Sion et de Bellikon (AG). Huit autres y sont encore soignés.
Les 16 personnes qui ont bénéficié du programme de réadaptation stationnaire ont pu quitter les établissements. La plupart ont pu reprendre leur quotidien, leurs activités professionnelles ou scolaires ou retrouver progressivement leur environnement habituel, constate la Suva dans un communiqué vendredi.
Ces «premiers succès» montrent qu'une prise en charge intégrée, c'est-à-dire des soins coordonnés du traitement aigu jusqu'à la réadaptation «fonctionne efficacement». Ils soulignent également l'importance d'une prise en charge précoce et spécialisée pour «le retour à la vie» après un tel événement.
«Dans la réadaptation après accident, souvent complexe, une collaboration étroite et bien coordonnée est déterminante, résume le Dr Gianni R. Rossi, CEO des cliniques Suva, cité dans le document. Les premiers résultats montrent que ce modèle fonctionne également dans le contexte de l’événement de Crans-Montana.»
Des brûlures sur 50 à 70% du corps
Les équipes de la Suva, qui se disent «prêtes à accueillir d'autres patientes et patients», s'attendent à l'admission d'une quinzaine de grands brûlés, touchés sur plus de 70% de leur surface corporelle dans les semaines à venir. Le rapatriement des personnes soignées à l'étranger se poursuit, précise l'organisation.
Actuellement, 8 patients et patientes sont en réadaptation intensive dans les cliniques de Sion et de Bellikon. Ils présentent des brûlures sur 50 à 70% de leur corps.
Dans son communiqué, la Suva explique collaborer activement avec toutes les instances impliquées dans la prise en charge. Les cliniques se disent en contact permanent avec l’Office fédéral de la protection de la population (OFPP), la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS), les cantons concernés et les partenaires nationaux et internationaux. Cette coordination fonctionne «globalement bien». (jzs/ats)
