Patrick Fischer a refusé une offre incroyable
Grâce à leurs performances constantes sous le maillot de la sélection suisse, les hockeyeurs helvétiques ont conquis depuis des années le marché nord-américain. Nombre d’entre eux sont devenus millionnaires en NHL, certains accédant même au statut de capitaine de leur franchise.
Mais qu’en est-il des entraîneurs? Existe-t-il également un marché pour les stratèges suisses derrière le banc? C’est surtout au gré des rumeurs qui circulent lors du Championnat du monde que l’on peut évaluer leur cote. Même à la fin du mois de mai, il reste toujours quelque part des postes vacants.
Nous parlons donc de rumeurs. Certaines reposent sur des informations provenant de sources fiables, d’autres beaucoup moins. Comme les ZSC Lions sont toujours à la recherche d’un entraîneur, les spéculations vont bon train. L’une des rumeurs envoie ainsi le titan de la NHL Claude Julien à Zurich pour succéder à Marco Bayer. Le directeur sportif des ZSC Lions, Sven Leuenberger, confirme l’existence de discussions, tout en précisant que la liste des candidats demeure encore longue.
Claude Julien correspond au profil recherché par les ZSC Lions. L’ancien entraîneur de NHL, fort de l’expérience accumulée au cours de 1398 matchs dans la ligue nord-américaine, a remporté la Coupe Stanley, à l’instar de Bob Hartleyet Marc Crawford, deux techniciens qui ont mené Zurich au titre. A 66 ans, il est du même âge que Peter Zahner. Le puissant dirigeant des ZSC, qui ambitionne de rejoindre la fédération internationale à l’heure de la retraite, ne pourrait donc guère objecter que Julien est trop jeune.
Mais revenons à ce qui nous intéresse: qu’en est-il des rumeurs concernant les techniciens suisses? Et bien, un nom circule, et ce cas illustre parfaitement la hausse de leur cote sur le marché. Il s’agit de bien plus qu’une simple rumeur.
Les dirigeants de la fédération tchèque avaient très tôt pressenti que les choses allaient mal tourner. Et effectivement, le champion du monde 2024 a désormais échoué en quarts de finale pour la deuxième fois consécutive. Avant le Championnat du monde, les responsables tchèques auraient donc tenté de s’attacher les services de Patrick Fischer en qualité de conseiller. Et s’il l’avait souhaité, il aurait même pu se positionner comme futur sélectionneur national, après la compétition.
Son agent n’a ni confirmé ni démenti cette information. Avec sagesse, Fischer n’a toutefois pas donné suite à cette proposition. C’est presque dommage. Une telle histoire aurait offert une matière idéale à quelques beaux récits.
Etre sélectionneur en Autriche, comme l’est Roger Bader, constitue déjà une belle réussite. Mais un grand entraîneur suisse n’est véritablement consacré que lorsqu’il suscite l’intérêt d’un géant comme la Tchéquie, et ce, sans même avoir remporté de titre. Il est même encore plus grand lorsqu’il peut se permettre d’ignorer des offres venues de Prague.
