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Les partis somment la Confédération d'agir contre les deepfakes

Les principales victimes des «deepfakes» sont les femmes et les jeunes filles (illustration).
Les principales victimes des «deepfakes» sont les femmes et les jeunes filles (illustration).Image: Shutterstock

Les partis somment la Confédération d'agir contre les «deepfakes»

La Confédération doit agir contre les «deepfakes» sexuelles et le «revenge porn». C'est ce que demandent les représentants de tous les partis politiques suisses, muni de 25 000 signatures récoltées en un temps record.
09.06.2026, 13:0009.06.2026, 13:21

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent lutter résolument contre les «deepfakes» et les violences sexualisées sur internet. Des représentants de l’ensemble des partis politiques ont remis 25 000 signatures au Département fédéral de justice et police (DFJP).

La collecte de signatures est portée par l'Initiative Internet transpartisane ainsi que par les Vert-e-s et la plateforme pour la démocratie WeCollect, peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi.

«Les "deepfakes" (contenus générés ou modifiés par l'IA pour imiter de façon réaliste une personne) et le "revenge porn" (diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes d’une personne) suscitent une vive inquiétude», souligne Guido Fluri, initiateur de l'Initiative Internet, lancée en mars dernier. Il ajoute:

«Les témoignages de femmes politiques, animatrices et influenceuses suisses qui en ont été victimes se multiplient»
Guido Fluri

«Cette vague de "deepfakes" peut toucher tout le monde. Les principales victimes sont les femmes et les jeunes filles. Elles sont dénudées numériquement, sexualisées, exploitées et exposées publiquement. C’est inacceptable», renchérit la conseillère nationale verte Meret Schneider.

«Défaillance systémique»

Les 25 000 signatures ont été récoltées en un temps record. La conseillère nationale socialiste Min Li Marti commente:

«Par cette mobilisation, nous voulons mettre en lumière la défaillance systémique de la politique et des autorités de poursuite pénale et obtenir les changements nécessaires»
Min Li Marti

Les signataires appellent ainsi le Département fédéral de justice et police (DFJP) et le Conseil fédéral à agir de manière déterminée, à tous les niveaux de l’Etat et dans l’ensemble des départements concernés. Des mesures sont notamment nécessaires en matière de droit pénal et de régulation des plateformes.

Pour la conseillère nationale UDC Nina Fehr Düsel, co-initiatrice de l’Initiative Internet, il est urgent de s’attaquer également aux applications dites de «nudification», qui permettent de générer de fausses images dénudées à partir de simples photographies. Elle affirme:

«Une fois qu’un contenu est diffusé sur internet, il est pratiquement impossible de le faire disparaître»
Nina Fehr Düsel

Lancée en mars dernier, l'Initiative Internet entend de son côté tenir les plateformes numériques responsables de la diffusion de contenus illégaux. Elle a déjà récolté plus de 30 000 signatures en trois mois. (ats)

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