DE | FR

Sans l'accord-cadre, les études à l'étranger sont (encore plus) en péril

Bild

Image: Shutterstock

Comment la mort de l'accord-cadre va-t-elle impacter les étudiants suisses? Pourront-ils toujours étudier à l'étranger? La décision du Conseil fédéral soulève plusieurs questions sans réponse, mais une chose est sûre: ce n'est pas une bonne nouvelle.



Mercredi, le Conseil fédéral a enterré définitivement l'accord-cadre avec l'Union européenne. Parmi les domaines qui risquent d'être impactés par cette décision, il y a la mobilité académique. Mais concrètement, ça change quoi pour les étudiants suisses qui souhaitent aller à l'étranger?

«C'est une décision préoccupante», réagit Hugo Clémence, président de la Fédération des étudiants neuchâtelois (FEN). «Participer à des programmes d'étude à l'étranger est déjà compliqué, et on a peur que cela devienne encore plus difficile».

Il faut savoir que la Suisse ne fait plus partie du programme européen Erasmus. Elle en a été exclue en 2014, suite à l'acceptation de l'initiative «contre l'immigration de masse». A la place, elle a mis sur pied une série de mesures bilatérales avec l'UE, connues sous le nom de Swiss-European Mobility Programme (SEMP).

«Cette "solution suisse" est beaucoup moins simple que l'Erasmus», détaille Hugo Clémence. «A cause des obstacles administratifs qu'elle génère, beaucoup d'étudiants renoncent déjà à partir».

Les accords suisses
seront-ils renouvelés?

Problème: ces mesures – qui continuent de s'appliquer dans l'immédiat – arrivent à échéance cette année, rappelle Hugo Clémence. «Elles auraient bientôt dû être renouvelées. La décision du Conseil fédéral laisse beaucoup de questions ouvertes. Vont-elles être renégociées? Si oui, comment? De nouveaux accords vont être mis en place?»

«Pour l'instant, on n'a pas la réponse et on est très inquiets»

Hugo Clémence, président de la Fédération des étudiants neuchâtelois

Cela est d'autant plus urgent si l'on considère que deux étudiants suisses sur trois choisissent un pays de l'UE pour leur séjour à l'étranger, rapporte le président de la FEN. «C'est un gros dossier, mais on a l'impression que ces questions sont reléguées au deuxième plan, et cela n'est pas suffisant pour nous donner confiance», estime-t-il.

Erasmus, c'est fini!

Si la mort de l'accord-cadre jette un voile d'incertitude sur l'avenir du programme suisse, une chose est sûre: la Suisse et l'Erasmus, c'est fini. C'est ce qu'estime Elischa Link, coprésident de l'Union des étudiants de Suisse.

«La décision du Conseil fédéral diminue drastiquement la possibilité d'être réintégré dans l'Erasmus», résume-t-il. «Cela ne sera plus possible, au moins dans les prochaines années».

Une première mauvaise nouvelle pour les étudiants car, même si il devait être maintenu, le programme suisse actuel offre beaucoup moins de possibilités par rapport à son équivalent européen, estime Elischa Link. Et d'ajouter: «Nous sommes pessimistes quant à la possibilité de trouver des solutions, et c'est très dommage».

Des icebergs de l'Antarctique, en images

1 / 12
Des icebergs de l'Antarctique, en images
source: ap mod / cpl phil dye raf
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Plus d'articles sur le thème «Suisse»

L’armée suisse irait bien faire sa pub dans les écoles

Link zum Artikel

Mais où sont donc passés les opposants au mariage pour tous?🤔

Link zum Artikel

Cette fois ça y est: le Conseil fédéral donne son OK au F-35 américain

Link zum Artikel

Pourra-t-on vraiment, en Suisse, faire sans les centrales nucléaires?

Link zum Artikel

La Grève pour l'Avenir réunit plus de 30 000 personnes en Suisse

Link zum Artikel

Licenciements chez Swiss: «On s'y attendait»

Link zum Artikel

Le Conseil fédéral étudie un outil de contrôle des imams

Link zum Artikel

Personnaliser les affiches de l'OFSP? Oui, mais interdit d'écrire «Trump»!

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

L'accord-cadre, c'est (peut-être) pas encore fini

Malgré la rupture des négociations avec l'Union européenne, une nouvelle version de l'accord-cadre pourrait être discutée, estime le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis.

Le ministre suisse des affaires étrangères Ignazio Cassis n'exclut pas la possibilité que la Suisse discute à nouveau de questions institutionnelles avec l'UE, malgré l'échec de l'accord-cadre. Un tel pas peut être franchi grâce à un dialogue politique, selon lui.

Si tel devait être le cas, la Suisse devrait clairement faire savoir dès le départ, ce qui est possible et ce qui ne l'est pas, précise le conseiller fédéral PLR dans un entretien diffusé dimanche par la SonntagsZeitung.

Les conditions …

Lire l’article
Link zum Artikel